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RBC
On ne pense pas aux banques pour aider les nouveaux arrivants au Canada. Heidi Hemdan, chef de l'équipe Conseillers, Nouveaux arrivants, RBC, souhaite changer cette façon de voir.

On ne pense pas aux banques pour aider les nouveaux arrivants au Canada. Heidi Hemdan, chef de l’équipe Conseillers, Nouveaux arrivants, RBC, souhaite changer cette façon de voir.

Lorsqu’un jour d’été en 2008, Mme Hemdan est entrée dans une succursale RBC à Ottawa, elle s’attendait simplement à ouvrir un compte bancaire dans son nouveau pays.

Aujourd’hui, Mme Hemdan est directrice de succursale de RBC et vient d’être nommée à la tête de l’équipe Conseillers, Nouveaux arrivants, RBC, qui vient d’être créée à Ottawa, et constitue l’une des huit équipes du pays qui aident les nouveaux arrivants au Canada depuis plus de deux ans. C’est son propre parcours de nouvelle arrivante qui l’a guidée : former une équipe de conseillers talentueux et polyglottes, prêts à offrir des conseils, du soutien et des ressources aux nouveaux arrivants qui doivent s’installer au Canada.

Les banques à la rescousse des nouveaux arrivants

La conception que se fait Mme Hemdan de l’aide accordée par les banques aux nouveaux arrivants se fonde sur sa propre expérience. Il y a 14 ans, elle a quitté l’Égypte pour venir au Canada avec son mari et leurs deux filles jumelles. Au cours de leur première sortie à Ottawa, ils ont vu une enseigne RBC. « Nous pensions qu’il serait opportun d’ouvrir des comptes bancaires », se rappelle Mme Hemdan. Le conseiller que nous avons rencontré était très gentil. Il a écouté notre récit. On sentait qu’il se souciait vraiment de nous. »

Au cours de la conversation, le conseiller de RBC a appris que le couple n’avait pas encore trouvé d’endroit pour vivre. « Après avoir ouvert nos comptes, il a pris le temps de nous indiquer des quartiers où il y avait des écoles » déclare-t-elle.

Puis, en 2013, lors d’un nouvel entretien avec le même conseiller RBC, elle a mentionné qu’elle était chef d’équipe à son travail. Son conseiller lui a demandé si elle avait jamais songé à travailler pour RBC. « Effectivement, je n’y avais pas pensé, ajoute-t-elle en souriant. Je lui ai donc donné mon CV, et il m’a recommandée pour une fonction de responsable, Approche client. Voilà comment je suis entrée à RBC. C’est parce qu’un représentant bancaire m’a aidée moi, une nouvelle arrivante. Et maintenant, avec notre équipe Conseillers, Nouveaux arrivants, nous aidons les nouveaux arrivants, tout comme mon conseiller l’a fait pour moi. »

Aucun historique de crédit, aucune recommandation : les défis de la location d’un logement

Si l’ouverture d’un compte bancaire s’est déroulée sans accroc, Mme Hemdam a néanmoins connu d’autres difficultés pour s’installer avec son mari dans son pays d’adoption.

Trouver un nouveau foyer était prioritaire, car elle voulait perturber le moins possible ses filles jumelles d’âge scolaire. Le processus de location s’est toutefois révélé épineux, les propriétaires éventuels lui demandant des antécédents de solvabilité et des recommandations au Canada, alors que ni elle ni son mari n’en avaient.

À court de temps, ils ont considéré une location gérée par une société de gestion immobilière. « On nous a demandé si nous serions capables de payer le loyer, dit-t-elle. Nous avons répondu que oui, bien sûr. Nous avons montré nos relevés bancaires. Nous leur avons dit que nous n’avions pas encore de travail, car nous venions d’arriver. Et ils ont consenti à nous louer. »

Heidi Hemdam (au centre à gauche) et la présidente régionale RBC Marjolaine Hudon (au centre à droite) parmi d'autres personnes lors d'un événement à l'occasion de la Journée internationale des femmes en 2020.

Heidi Hemdam (au centre à gauche) et la présidente régionale RBC Marjolaine Hudon (au centre à droite) parmi d’autres personnes lors d’un événement à l’occasion de la Journée internationale des femmes en 2020.

Accepter un poste de niveau débutant

Aussitôt sa famille installée, Mme Hemdan a commencé à chercher un emploi. Elle s’est alors frottée à un obstacle courant pour la plupart des nouveaux arrivants : le manque d’expérience professionnelle au Canada.

« Sans expérience au Canada, je n’allais pas obtenir de postes répondant à mes qualifications, fait-elle remarquer. Je me suis donc dit que je vais accepter un poste de premier échelon, acquérir de l’expérience et en apprendre sur la culture professionnelle. »

Mme Hemdan a fini par décrocher un emploi dans les services financiers. Avec le recul, elle déclare : « J’ai renoncé à mes idéaux, car je devais me concentrer sur mon objectif principal. Il me fallait simplement mettre le pied dans la porte. J’étais sûre qu’avec mon éthique professionnelle et mes compétences, je parviendrais à franchir le prochain échelon. »

Aujourd’hui, lorsqu’elle parraine de nouveaux arrivants à la recherche d’un emploi, elle leur conseille de ne pas se décourager en cas de refus.

« Il vous faudra affronter beaucoup d’obstacles, mais n’oubliez pas que vous avez pris cette décision courageuse de commencer une nouvelle vie dans un nouveau pays, déclare-t-elle. Vous devez être forts. Croyez en vous. Ne perdez pas de vue votre objectif à long terme, ne baissez pas les bras, quoi qu’il arrive. »

La valeur du soutien à la communauté et de l’entraide

Comme la plupart des nouveaux arrivants au Canada, Mme Hemdan ne pouvait pas compter sur l’aide des membres de sa famille ou des amis qu’elle avait quittés. Aujourd’hui, elle est déterminée à ce que les nouveaux arrivants obtiennent de la communauté l’aide dont ils ont besoin pour commencer leur nouvelle vie.

À titre d’exemple, les organismes d’immigration offrent aux nouveaux arrivants l’opportunité de faire connaissance avec d’autres personnes qui ont connu des problèmes semblables et qui visent les mêmes objectifs. « Participez à certains de leurs cours ou joignez-vous à leurs groupes, conseille Mme Hemdan. Vous y rencontrerez des gens comme vous qui ont tout quitté pour vivre une vie meilleure. Ils viennent peut-être d’autres pays ou cultures, mais en fin de compte, nous traversons tous des parcours similaires. »

De nombreux nouveaux arrivants comme Mme Herman font du bénévolat pour aider les nouveaux venus à surmonter les mêmes obstacles qu’ils ont connus. Pour Mme Hemdan, le bénévolat est une façon de redonner à la communauté. « C’est ce qui unit les nouveaux arrivants, confie-t-elle. Nous partageons des astuces et des expériences, et nous nous accompagnons les uns les autres pour réussir. »

Aujourd’hui, Mme Hemdan continue de faire du bénévolat auprès des nouveaux arrivants d’Ottawa en collaboration avec des organismes tels que Compétences mondiales, YMCA, l’organisme d’immigration PAND, et l’Ottawa Chinese Community Service Centre. Cette collaboration l’inspire à titre de leader de l’équipe Conseillers, Nouveaux arrivants, RBC.

« Il ne s’agit pas d’un travail pour moi. C’est quelque chose que j’aime faire. C’est ma passion, déclare Mme Hemdan. Il s’agit de bien plus que de services bancaires. Nous ne nous contentons pas d’aider les nouveaux arrivants à ouvrir des comptes. Nous leur demandons ce que nous pouvons faire pour les aider. S’ils cherchent du travail par exemple, nous pouvons les mettre en relation avec des organismes qui pourront les aiguiller. »

L’initiative Autonomisation des femmes nouvellement arrivées à l’intégration et la réussite sur le marché du travail canadien

L’initiative Autonomisation des femmes nouvellement arrivées à l’intégration et la réussite sur le marché du travail canadien du Centre d’emploi Compétences mondiales est un projet de ce type auquel participe Mme Hemdan. Il s’agit d’un programme de recherche propre aux femmes ayant pour objectif d’améliorer les conditions d’emploi des femmes de minorités visibles nouvellement arrivées.

Des initiatives telles que celles-ci permettent aux nouveaux arrivants d’avoir accès à des formations et des certifications dans plusieurs domaines. « En tant que championne, Mme Hemdan a encadré de nombreuses femmes nouvellement arrivées et a inspiré d’autres responsables RBC à en faire autant, déclare Magdalene Cooman, directrice générale principale au Centre d’emploi Compétences mondiales. Grâce à son mentorat, plusieurs nouveaux arrivants ont obtenu de bons postes à RBC et auprès d’autres employeurs à Ottawa. »

[Caption] Heidi Hemdam (au centre, à droite) et d'autres personnes de l'initiative « Autonomisation des femmes nouvellement arrivées à l'intégration et la réussite sur le marché du travail canadien » du centre d'emploi Compétences mondiales.

[Caption] Heidi Hemdam (au centre, à droite) et d’autres personnes de l’initiative « Autonomisation des femmes nouvellement arrivées à l’intégration et la réussite sur le marché du travail canadien » du centre d’emploi Compétences mondiales.

Mme Hemdan a aussi joué un rôle essentiel pour aider des organisations telles que Compétences mondiales à demander un concours financier à RBC Fondation. Selon elle, il faut approfondir les relations avec les organismes d’immigration et intensifier l’apport de RBC à leurs initiatives pour fournir aux nouveaux arrivants toute l’aide dont ils ont besoin.

« Il est dans la nature de Heidi de collaborer et de se montrer très respectueuse des gens qu’elle rencontre, déclare Mme Cooman à propos du travail de Mme Hemdan dans la communauté. C’est une stratège et une femme pragmatique qui inspire les autres à la suivre dans son engagement. Elle est résolument attachée à la cause des nouveaux arrivants. »

En pensant à son propre parcours qui l’a menée à la tête de cette nouvelle équipe spécialisée à RBC, Mme Hemdan affirme : « En tant qu’organisation, RBC fait confiance aux nouveaux arrivants et croit à ce qu’ils peuvent accomplir pour le Canada. C’est ce que j’ai ressenti moi-même dans ma carrière. C’est pourquoi je suis si fière et heureuse de travailler à RBC. »