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Les options sont nombreuses quand il s'agit de choisir une spécialité médicale et quantité d'éléments doivent être pris en considération. La série « Choisir une spécialité médicale » vous aidera à en apprendre davantage sur chaque spécialité et à déterminer laquelle correspond le mieux à vos valeurs, à vos intérêts et à vos aptitudes.

Les immunologistes cliniciens et allergologistes sont en forte demande, car jusqu’à 40 % des Canadiens seront touchés par une maladie allergique à un moment de leur vie, selon la Dre Anne Ellis, immunologiste-allergologiste à Kingston, en Ontario. Voici ce que vous devez savoir si vous envisagez de vous spécialiser en immunologie clinique et allergie.

Journée typique d’un immunologiste-allergologiste

La plupart des allergologistes travaillent dans des cliniques communautaires où ils voient des patients venus les consulter pour une variété de réactions allergiques ou d’autres problèmes de santé, comme l’urticaire chronique ou l’enflure de la peau. Certains spécialistes en immunologie clinique et allergie travaillent dans des hôpitaux, et d’autres en recherche. La Dre Ellis, par exemple, consacre 70 % de son temps à la recherche, menant des essais cliniques sur de nouveaux traitements et faisant de la recherche sur les origines des maladies et des troubles allergiques. Lorsqu’elle ne fait pas de recherche, elle travaille dans une clinique d’allergie, où elle voit des patients atteints de maladies comme la rhinite allergique, l’asthme, les allergies alimentaires, les allergies aux médicaments, les allergies au venin et d’éventuelles immunodéficiences.

Un allergologiste peut effectuer des tests par piqûre (aussi appelés tests de perforation ou par scarification) pour diagnostiquer les allergies, puis prescrire des médicaments pour les traiter. De nombreux allergologistes offrent également une immunothérapie contre les allergènes environnementaux, par exemple le pollen et les allergènes d’insectes piqueurs comme les guêpes. Certains offrent une immunothérapie orale pour les allergies alimentaires.

Bien que tous les immunologistes-allergologistes soient formés pour traiter les maladies allergiques et auto-immunes, de nombreux médecins choisissent de se spécialiser en maladies allergiques, explique la Dre Ellis.

À qui convient l’immunologie clinique et allergie ?

Comme les gens ont tendance à consulter au sujet de symptômes passés (plutôt que lorsqu’ils présentent actuellement des symptômes), l’allergologiste peut devoir jouer au détective.

« Vous devez être prêt à poser beaucoup de questions et à faire preuve d’empathie », souligne-t-elle. En outre, les allergologistes ne pratiquent pas autant d’interventions médicales que les autres spécialistes. « Si vous voulez effectuer activement des interventions, ce n’est peut-être pas la meilleure spécialisation pour vous », ajoute-t-elle.

Est-il gratifiant d’être allergologiste ?

Selon la Dre Ellis, cela peut être extrêmement gratifiant. « Nos outils de diagnostic nous permettent d’obtenir des réponses presque immédiatement – le test cutané ne prend que 15 minutes. Et nous avons beaucoup de thérapies très efficaces à offrir à nos patients. La plupart du temps, l’état de nos patients s’améliore après qu’ils nous ont consultés, ce qui est extrêmement gratifiant. »

De plus, de nombreux progrès ont récemment été réalisés dans le traitement des maladies allergiques. « Nous avons maintenant de nombreuses nouvelles formules d’immunothérapie et de nouveaux traitements biologiques qui sont efficaces pour gérer tout, du rhume des foins à l’asthme en passant par la dermatite atopique et les polypes nasaux », ajoute la Dre Ellis. C’est une excellente période pour les allergologistes. »

Quel est le salaire annuel d’un allergologiste au Canada ?

L’immunologie clinique et allergie est l’une des spécialités les plus recherchées au Canada. Le salaire brut moyen d’un allergologiste est de 404 000 $ par année.

Que faut-il pour devenir immunologiste-allergologiste ?

Pour devenir immunologiste-allergologiste, vous devez faire le cours de médecine de base, puis au moins trois ans de formation supplémentaire en médecine interne ou en pédiatrie. Ensuite, vous devrez suivre un programme de surspécialisation de deux ans en allergie et immunologie.

Si cette spécialisation vous intéresse, la Dre Ellis recommande ce qui suit : « N’hésitez pas à communiquer avec les allergologistes de votre région – nous offrons des stages d’observation et aimons transmettre notre passion aux étudiants. »

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