Aller au contenu principal
RBC
« Pour quelqu'un qui s'intéresse véritablement à l'étude de l'être humain et qui veut approfondir cette étude, la psychiatrie est un excellent choix de spécialité », affirme la Dre Alison Freeland, vice-présidente, Éducation, Affaires académiques et expérience patient à Trillium Health Partners, et doyenne associée, campus de Mississauga de la Faculté de médecine Temerty, Université de Toronto.

La psychiatrie, l’une des spécialités les plus recherchées au Canada avec un salaire annuel brut moyen d’environ 287 000 $, traite les troubles de l’esprit par une combinaison de médicaments et d’interventions psychologiques et sociales.

La psychiatrie exige un diplôme en médecine, puis une résidence de cinq ans : une année de rotations non spécialisées suivie de quatre années de psychiatrie. Une sous-spécialité peut exiger une autre année de résidence.

Quelles sont les possibilités au chapitre de la pratique de la psychiatrie ?

Vous pourrez pratiquer la psychiatrie en milieu hospitalier, en cabinet privé ou selon une combinaison des deux, explique la Dre Alison Freeland.

Vous pourrez pratiquer la psychiatrie générale, essentiellement axée sur les patients adultes, ou opter pour l’une de trois sous-spécialités :

  • Pédopsychiatrie et psychiatrie de l’adolescent : cette sous-spécialité est généralement axée sur la famille, les patients étant souvent trop jeunes pour consulter un psychiatre par eux-mêmes, indique la Dre Freeland. « C’est souvent à l’adolescence que les troubles mentaux les plus graves – schizophrénie, maladie bipolaire, dépression – et la toxicomanie s’installent. ». Vous serez aussi appelé à traiter des troubles du développement et des difficultés d’apprentissage.
  • Psychiatrie gériatrique : la psychiatrie gériatrique, ou gérontopsychiatrie, s’intéresse aux personnes de plus de 65 ans. « Les troubles cognitifs, comme la démence, qui se manifestent chez une personne âgée peuvent également s’accompagner de dépression ou d’anxiété », explique la Dre Freeland, qui ajoute qu’en psychiatrie gériatrique, vous travaillez également avec les familles.
  • Psychiatrie médico-légale : cette sous-spécialité vise les éléments criminels de la société. « On évalue les gens accusés de crimes pour déterminer s’ils sont “non criminellement responsables » et on passe beaucoup de temps à témoigner en cour », indique la Dre Freeland.

Quels sont les défis de la profession de psychiatre ?

La demande de soins de santé mentale étant actuellement forte, les psychiatres sont très occupés. « Ils sont de plus en plus souvent appelés à fournir des soins d’urgence et à gérer des crises, jusqu’à laisser insuffisamment de temps pour offrir des soins à plus long terme », explique la Dre Freeland

Quels sont quelques-uns des avantages ?

  • L’âge moyen des psychiatres actuellement en exercice est relativement élevé, ce qui signifie que bon nombre vont prendre leur retraite dans les années à venir, note la Dre Freeland.
  • La psychiatrie offre la possibilité d’un bon équilibre travail-vie privée si vous avez votre propre clinique et pouvez fixer vos heures. « Tous les psychiatres ne conservent pas le même niveau d’intérêt pour la pratique de la psychiatrie elle-même », remarque la Dre Freeland.
  • Si cela devient le cas pour vous, vos compétences en matière de relations humaines vous seront utiles si vous souhaitez axer plutôt vos activités sur les tâches administratives. Les psychiatres sont également de bons éducateurs, capables de comprendre les difficultés auxquelles les étudiants font face, note la Dre Freeland.

Quelles sont quelques-unes des idées fausses sur la psychiatrie ?

Vous pensez peut-être que les compétences en matière de soins médicaux acquises à la faculté de médecine ne s’appliquent pas à la psychiatrie, mais c’est faux, affirme la Dre Freeland. « La plupart des troubles mentaux s’accompagnent de problèmes de santé physique. Vous aurez à faire des examens physiques, à collaborer avec des collègues médecins et à coordonner les soins avec les médecins de famille, surtout si vous travaillez en milieu hospitalier. »

Les soins prodigués dans le cadre d’un traitement psychiatrique peuvent avoir des effets physiques. « Les médicaments que nous utilisons sont très complexes et nécessitent de nombreuses interactions dont vous devez tenir compte. Il y a aussi beaucoup d’effets secondaires sur la santé physique lorsque vous prescrivez des médicaments. La solide formation que vous recevez à l’école de médecine est bien utile en psychiatrie pour comprendre ce point », affirme la Dre Freeland.

Quels conseils donner aux étudiants qui s’intéressent à la psychiatrie ?

Si vous vous intéressez à la psychiatrie, la Dre Freeland suggère de prendre contact avec quelques psychiatres en exercice pour vous renseigner sur les différents aspects de la profession et les parcours de chacun dans le domaine.

« Parfois, on pense que cela consiste simplement à s’asseoir dans un bureau et à psychanalyser les gens, remarque la Dre Freeland. La compréhension du traitement de la maladie mentale et de son interaction avec la maladie physique est un aspect très intéressant. Je trouve que c’est une spécialité qui fait beaucoup appel à la créativité. »

Autres ressources :

Articles similaires :