Comment tirer le maximum de votre remboursement d’impôt

Par L'équipe investisseur inspiré6 juin 2022

Vous aurez des décisions à prendre si vous pensez recevoir un remboursement d'impôt ce printemps (comme plus de 60 % des contribuables canadiens jusqu'à présent cette année, selon l'Agence du revenu du Canada).

Les deux dernières années ayant, après tout, été difficiles, personne ne vous en voudra si vous faites des folies avec une partie (ou la totalité) de votre remboursement d’impôt. Toute fois, voici quelques façons d’utiliser cette somme pour vous rapprocher de vos objectifs financiers, quels qu’ils soient.

Rembourser des dettes

Vu les taux d’intérêt qui augmentent, ce serait peut-être le bon moment de penser à réduire vos dettes (prêt hypothécaire, marge de crédit hypothécaire ou marge de crédit personnelle). Vous pourriez ainsi réduire vos coûts d’emprunt avant que la hausse des versements rogne les fonds que vous consacrez aux placements. Vous pourriez rembourser vos dettes à intérêts élevés, comme les soldes impayés de vos cartes de crédit, de manière à réduire les frais d’intérêt et, ce faisant, à avoir plus d’argent en poche.

Constituer ou reconstituer un fonds d’urgence

La pandémie nous a révélé l’importance de prévoir les imprévus et la grande volatilité potentielle des marchés. Mettre des économies correspondant au montant des dépenses effectuées pendant quelques mois dans un fonds d’urgence peut empêcher la liquidation de placements en cas de difficultés et, surtout, la réalisation de ventes à perte en période de marchés baissiers.

Investir dans un compte enregistré

Si vous disposez encore de droits de cotisation, pensez à investir votre remboursement d’impôt dans un compte d’épargne libre d’impôt (CELI), un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) ou un régime enregistré d’épargne-études (REEE), qui comportent tous des avantages fiscaux. Le titulaire d’un CELI, par exemple, ne paie aucun impôt sur le revenu de placement ni sur les gains en capital réalisés sur les placements admissibles. Le versement d’une cotisation à un REER donne droit, pour sa part, à une déduction que vous pourrez utiliser dans votre prochaine déclaration de revenus. Et si vous décidez d’investir dans un REEE, sachez que le gouvernement offre une subvention correspondant à 20 % de votre cotisation annuelle, jusqu’à concurrence de 500 $ par année et d’un montant cumulatif de 7 200 $.

Améliorer le rendement énergétique de votre propriété

Vous pourriez utiliser votre remboursement d’impôt pour remplacer vos vieux appareils énergivores par de nouveaux appareils écoénergétiques, acheter un foyer plus efficace, améliorer l’isolation ou installer de nouvelles fenêtres et portes bien hermétiques, et réduire ainsi votre facture de gaz, d’électricité ou de mazout. Les économies réalisées au fil du temps pourraient trouver place dans votre portefeuille de placements.

Perfectionner vos aptitudes

Votre remboursement d’impôt pourrait vous aider à payer les frais d’un programme de formation ou d’études que vous envisagez de suivre. Vous aurez non seulement un curriculum vitae plus étoffé qui favorisera la progression de votre carrière et améliorera vos perspectives de revenu à long terme, mais vous pourrez peut-être demander un crédit d’impôt pour études l’année prochaine.

Soutenir une cause

Si l’un de vos objectifs financiers consiste à redonner à la collectivité, vous pourriez envisager de faire don de votre remboursement d’impôt à une cause noble en ces temps difficiles. Vous pourriez ainsi vous prévaloir dans votre déclaration de revenus de 2022 d’un crédit d’impôt pour don de bienfaisance à l’égard de tout don fait à un organisme de bienfaisance enregistré.

Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses entités ne font pas la promotion, ni explicitement ni implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.