Table des matières
- 1. Combien coûte la première année et quel budget dresser ?
- 2. Bourses et marges de crédit pour étudiant
- Provenance des fonds
- Il faut que ça dure !
- 3. Il faut aussi se loger…
- 4. Choisir sa propre façon d’étudier
- 5. Comment se fixer un emploi du temps régulier alors que l’horaire ne dépend pas de soi ?
- 6. Pour une bonne gestion du stress
- 7. Le rôle de vos condisciples
TLDR
- Dressez un budget sur quatre ans. Le coût de vos études ne se limitera pas aux droits de scolarité et ne se répartira pas uniformément au long de vos années en faculté. Un budget réaliste doit porter sur l’ensemble de votre parcours.
- Votre marge de crédit pour étudiant est censée vous aider au-delà de la première année. En y puisant selon votre budget, vous maintiendrez cet emprunt conforme à vos besoins.
- Étudiez à temps perdu. Les périodes longues et exemptes d’interruptions sont rares ; il vaut donc la peine de choisir une façon d’étudier qui tire parti des petites plages disponibles.
- Celles et ceux qui étudient avec vous constituent votre premier réseau professionnel. L’intérêt des groupes de travail, des conseils des pairs et des associations étudiantes est loin de se limiter à la première année.
Pour devenir médecin ou dentiste, il faut du cran, beaucoup de préparation et d’innombrables heures d’études. Quand on commence, on se pose souvent des questions sur la suite, en particulier sur la meilleure manière d’étudier et de tirer profit des années qui vont suivre.
Beaucoup d’étudiants de première année disent que c’est moins à la complexité des études qu’ils sont peu préparés qu’à l’ampleur et au rythme des travaux demandés. L’une des clés du succès ? Prévoir dès le début des façons de gérer vos priorités personnelles, professionnelles ou financières. Cela peut consister à dresser un budget, à se fixer un emploi du temps régulier, à adopter une certaine manière d’étudier et à s’entourer de personnes qui, à l’occasion, constitueront un réseau de soutien.
Voici sept questions que quiconque entame une nouvelle phase de ses études gagnerait à se poser.
1. Combien coûte la première année et quel budget dresser ?
Cela varie d’une faculté à l’autre. Le coût des études en médecine ou en médecine dentaire ne se limite pas aux droits de scolarité et, souvent, dépassera vos estimations. Si vous voulez vivre une année relativement sereine, prévoyez à combien s’élèveront à peu près vos dépenses et comment vous y subviendrez. Si vous étudiez à l’étranger, n’oubliez pas que cela vous coûtera plus cher qu’au Canada.
Les frais se concentrent au début des études – en médecine dentaire, notamment –, aussi est-il judicieux de dresser un budget qui couvre l’ensemble de votre parcours. Vous pourrez le revoir chaque année, compte tenu des événements de la vie ou des hausses de coûts pouvant survenir.
| Type de coûts | Description | Bon à savoir |
|---|---|---|
| Droits et frais de scolarité | Frais d’inscription, d’adhésion à l’association étudiante et d’utilisation des installations | Généralement connus quand la demande d’inscription est acceptée |
| Équipement et instruments | Stéthoscope, loupes, tenues, trousses à instruments, fournitures de laboratoire, manuels… | En première année de médecine dentaire, ces frais sont particulièrement élevés. |
| Frais d’examen et d’adhésion | Examens menant à l’obtention d’un permis et cotisations aux associations | Souvent oubliés dans le budget établi la première année |
| Logement | Loyer, services publics, assurance, acomptes… | Souvent les coûts les plus élevés après les frais de scolarité |
| Dépenses courantes | Épicerie, transport, téléphone, soins personnels, restaurants… | Certaines dépenses font gagner du temps (livraisons à domicile, restaurants, covoiturage…). |
| Voyages | Retours à la maison, conférences, déplacements non indispensables… | Au fil de l’année, les petites dépenses peuvent s’accumuler. |
N’hésitez pas à vous servir de notre Calculatrice de budget étudiant.
2. Bourses et marges de crédit pour étudiant
Certains programmes d’aide gouvernementaux s’adressent aux étudiants en médecine ou en médecine dentaire. Pour payer leurs études et les frais de subsistance, beaucoup se tournent aussi vers les marges de crédit conçues à leur intention. Bien gérer son argent, c’est savoir quelle source utiliser, quand le faire et quel impact cela aura finalement sur ses finances.
Provenance des fonds
- Programmes d’aide gouvernementaux. Peut-être êtes-vous admissible aux prêts et bourses du gouvernement fédéral ou de votre province. L’admissibilité et les sommes accordées dépendent notamment de vos besoins financiers et de la province ou du territoire où vous résidez.
- Marges de crédit pour étudiant. Beaucoup y recourent en plus du reste. Celles destinées aux étudiants en médecine ou en médecine dentaire sont conçues en fonction des frais élevés qu’ils doivent assumer et des besoins financiers qui leur sont propres.
Il faut que ça dure !
La limite associée à votre marge de crédit doit être en rapport non pas avec le coût de cette première année, mais avec celui de vos études complètes et avec les revenus futurs escomptés. En y puisant selon votre budget plutôt qu’en fonction du solde, vous maintiendrez cet emprunt conforme à vos besoins. N’oubliez pas que vous n’aurez pas à rembourser plus tard (intérêts en sus !) la partie de votre marge de crédit que vous n’utiliserez pas. Dans bien des cas, les fonds ne sont mis à votre disposition que sous forme de tranches annuelles, ce qui peut vous aider à contrôler vos dépenses.
Quelques bonnes habitudes à prendre dès maintenant :
- Faites des retraits mensuels plutôt que de retirer une grosse somme – le solde traduira mieux vos dépenses.
- Conservez un petit coussin pour parer aux imprévus.
- Vérifiez votre solde régulièrement – se voiler la face, c’est se préparer de mauvaises surprises.
Pour plus de détails, lisez Tirez parti de votre marge de crédit tout au long de votre carrière en médecine ou en dentisterie.
3. Il faut aussi se loger…
Pour beaucoup, les études en médecine ou en médecine dentaire impliquent de déménager, de payer un loyer pour la première fois et de prendre de multiples décisions d’ordre domestique, tout cela en même temps.
Si vous étudiez à l’étranger, il faut prévoir en plus un nouveau compte bancaire, un forfait téléphonique adapté, une assurance santé… et, éventuellement, le décalage horaire. Il vaut mieux débrouiller tout cela avant d’être plongé jusqu’au cou dans les études.
Nous vous suggérons deux lectures instructives : Établissement d’un budget pour des études en médecine ou en dentisterie à l’étranger : guide à l’intention des étudiants canadiens et Étudier à l’étranger : liste de vérification financière.
4. Choisir sa propre façon d’étudier
Comment étudier ? Il n’y a pas de recette universelle ; une partie de la première année va consister à trouver la vôtre. Beaucoup constatent que les méthodes valables au premier cycle ne leur permettront pas de tenir le rythme. Le manque de temps, entre autres, implique souvent d’arrêter de travailler.
Voici quelques conseils :
- Les premières semaines, expérimentez différentes approches puis astreignez-vous à celle qui vous convient le mieux (plutôt que de faire comme tout le monde).
- Il vaut mieux s’imposer son propre contrôle des connaissances que de lire indéfiniment ses notes de cours. Il n’est pas mauvais de commencer dès le début par les questions pratiques – vous apprendrez ainsi à appliquer la matière ingurgitée.
- Mieux vaut étudier régulièrement selon un certain calendrier et diviser les sujets complexes en petites sections plutôt que de ne réviser la matière que juste avant l’examen. Vous retiendrez mieux et réduirez l’anxiété qui accompagne les premiers pas.
Les spécialistes de l’apprentissage et les conseillers pédagogiques de votre faculté peuvent vous aider à trouver la bonne approche ; souvent aussi, les étudiants plus aguerris se font un plaisir d’expliquer à leurs cadets ce qui leur a réussi en première année.
5. Comment se fixer un emploi du temps régulier alors que l’horaire ne dépend pas de soi ?
La faculté vous impose l’horaire et les journées sont longues. Les conférences, les séances au labo et les stages en clinique occupent souvent les soirées ; ne comptez pas sur des journées s’écoulant de manière immuable de 9 h à 17 h.
Cela dit, les périodes imposées vous laissent un peu de temps par-ci, par-là. N’attendez pas qu’arrive enfin une longue plage tranquille et habituez-vous à étudier pendant les brèves périodes disponibles, entre deux cours, avant les travaux pratiques au labo, pendant les pauses…
Dressez votre plan hebdomadaire : d’abord les heures prévues par la faculté, puis le repos, les repas et l’épicerie – ce qui reste, mettez-le à profit pour étudier. Il vaut mieux fixer un objectif à chaque période d’étude (travailler une liste donnée de questions pratiques, parcourir un sujet donné…) plutôt que d’étudier jusqu’à tomber de fatigue.
6. Pour une bonne gestion du stress
La première année, il est très courant de se croire à la mauvaise place, mais c’est une illusion d’optique. Beaucoup d’étudiants entrent en faculté de médecine ou de médecine en éprouvant le sentiment d’imposteur : au premier cycle, ils se classaient parmi les premiers ; à présent, ils sont tout juste dans la moyenne.
L’épuisement est également courant chez les professionnels de la santé en formation. L’Association médicale canadienne a mené en 2021 un sondage national sur la santé des médecins. Plus de la moitié des médecins en exercice et des apprenants en médecine se disaient épuisés.
Ne négligez pas le sommeil, l’activité physique et l’alimentation ; inscrivez-les à votre horaire plutôt que d’attendre d’avoir du temps à y consacrer. Les petites habitudes systématiquement observées valent mieux que les plans ambitieux. En dentisterie, il est important de veiller dès le départ à la posture et aux questions ergonomiques.
Vous peinez à la tâche ? Demandez conseil au service du bien-être étudiant ou aux spécialistes de l’apprentissage de votre faculté, ou encore auprès de vos enseignants. Du soutien est également fourni de manière confidentielle aux étudiants dans le cadre des programmes provinciaux conçus à l’intention des médecins et des dentistes.
7. Le rôle de vos condisciples
Vos condisciples sont à la fois des prestataires d’aide pédagogique et un filet de sécurité ; plus tard, ils vous recommanderont. Traitez-les en confrères et consœurs plutôt qu’en rivaux.
Tous ont déjà été parmi les premiers de classe, sans quoi ils n’auraient pas été admis. Ne pensez pas « classement ». En vous comparant aux autres, vous risquez de vous démoraliser en pure perte ; au Canada, d’ailleurs, la plupart des facultés de médecine ont opté pour la cote satisfaisant/insuffisant, en partie pour inciter à la collaboration entre étudiants plutôt qu’à la compétition.
Il est bon également de tisser des liens avec les étudiants de deuxième année. Il y a 12 mois, ils étaient à votre place ; ils peuvent donc vous faire profiter de leur expérience et de leur nouveau point de vue. La participation aux activités des associations étudiantes et aux groupes de discussion ou encore le bénévolat dans la collectivité peuvent aussi, sans être chronophages, avoir pour vous des retombées positives, y compris après la première année – quand vous serez en résidence ou en exercice, qui sait ?
En faculté de médecine ou de médecine dentaire, les premiers mois consistent à se doter des bons outils : un budget, un emploi du temps régulier, une manière d’étudier et un réseau.
Restez flexible : ce qui conviendra en septembre ne sera peut-être plus adapté en avril. Cela fait partie de la donne. Les habitudes que vous prendrez aujourd’hui se révéleront payantes dans le futur.
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