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Comme beaucoup d'entrepreneurs, Anu Bidani a créé son entreprise après avoir constaté un manque. N'ayant pas trouvé de bonne formation en STIM pour ses fils, elle a élaboré son programme. Cinq ans plus tard, la clientèle de STEM MINDS est passée de quelques étudiants à plus de 50 000 personnes.

Même si le parcours entrepreneurial d’Anu Bidani ressemble à celui de bien des gens (elle a créé son entreprise parce qu’elle ne trouvait pas ce qu’elle cherchait sur le marché) sa réussite sort de l’ordinaire. Motivée à l’origine par sa volonté de préparer ses fils aux emplois de demain, elle a voulu donner aux jeunes et aux adultes qui ont soif d’apprendre l’occasion de suivre une formation en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques (STIM). Quand la pandémie a frappé, Anu a décidé d’offrir en ligne son programme communautaire, afin que ses fidèles clients puissent poursuivre leur apprentissage, et que d’autres étudiants dans le monde puissent accéder à une formation en STIM. Quand l’occasion s’est présentée, Anu l’a saisie, transformant STEM MINDS en une entreprise sociale mondiale.

Un défi personnel

Anu adore la technologie. Après avoir obtenu un diplôme en science informatique, elle a travaillé pendant 20 ans dans une entreprise technologique, et elle est fière d’avoir fait sa place comme femme dans le domaine des STIM. Quand elle a constaté que ses deux fils ne recevaient pas de formation en STIM à l’école primaire, elle a pris les choses en main. « Je savais que je disposais de seulement quelques années pour leur ouvrir le maximum de débouchés, a-t-elle expliqué lors d’une récente conversation. J’ai inscrit mes enfants à beaucoup de programmes existants, mais aucun ne donnait les résultats escomptés. » Elle s’est donc lancé le défi personnel de combler le manque constaté. C’est ce qui l’a poussée à fonder STEM MINDS. Elle voulait en effet déclencher une passion chez les jeunes, afin qu’ils soient prêts pour les nouveaux emplois de la quatrième révolution industrielle, qui est fortement axée sur la technologie.

Du conseil d’administration à la salle de classe

Anu poursuivait alors une carrière fructueuse en entreprise, ayant occupé depuis 20 ans diverses fonctions axées sur la technologie. L’idée de quitter la stabilité d’un poste supérieur bien rémunéré aurait pu inquiéter bien des gens, mais pas Anu. « J’étais tellement motivée par le désir d’aider mes enfants que j’étais prête à courir le risque. J’étais également très confiante, car j’avais beaucoup appris au cours de ma carrière en entreprise. Je crois que mon expérience m’a permis d’être une meilleure entrepreneure, car j’étais à l’aise dans les finances, la vente et la lecture des contrats. Je possédais tout un tas de connaissances qui m’ont aidée dans mon parcours d’entrepreneure. » Même si elle admet qu’il est plus stressant d’être entrepreneure que d’occuper un poste de cadre supérieure, elle était enthousiaste d’apprendre de nouvelles choses, et elle n’était pas gênée de frapper aux portes pour demander de l’aide.

Au départ, STEM MINDS était une entreprise communautaire associée au centre d’apprentissage d’Aurora. « Nous avons d’abord offert nos services à la collectivité locale. Il s’agissait de programmes parascolaires, de camps, d’activités pédagogiques et de toutes sortes d’autres services à l’intention des familles de notre quartier. » STEM MINDS a aussi offert des programmes et des ateliers dans les écoles publiques, pendant ou après les classes, et à l’heure du repas. « Cela a vraiment créé une communauté organique avec laquelle nous avons grandi. »

Anu reconnaissait toutefois les limites de son entreprise communautaire, et elle envisageait une expansion. « Après mûre réflexion, j’ai opté pour une expansion en ligne, car les installations physiques mobilisent beaucoup de capitaux. » En 2019, elle a obtenu du financement grâce au Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI) du CNRC, ce qui lui a permis de bâtir sa plateforme. Lorsqu’elle a commencé à parler d’apprentissage en ligne aux parents, ceux-ci n’étaient tout simplement pas prêts.

Saisir l’occasion

« En 2020, la COVID-19 a frappé et, du jour au lendemain, notre plateforme d’apprentissage en ligne était prête. » Parce qu’elle avait imaginé d’offrir l’apprentissage virtuel – avant même que les parents et les jeunes soient ouverts à ce mode de formation –, STEM MINDS était bien placée pour continuer de répondre aux besoins de sa collectivité pendant la pandémie et les périodes de confinement. Les événements ont aussi donné l’occasion d’offrir des services au-delà de la collectivité locale, et Anu a saisi cette occasion.

« Nous avons réalisé une expansion nationale en cherchant à offrir notre programme dans d’autres provinces. Nous avons pu compter sur le soutien du gouvernement du Canada. Je me suis inscrite à des programmes d’accélération, et j’ai été sélectionnée par ventureLAB et SheBoot (Investir Ottawa), ce qui nous a aidés à étendre notre offre. »

Malgré le passage à la formation virtuelle, toutefois, le chiffre d’affaires de l’entreprise était bien inférieur à ce qu’il avait été avant la pandémie. « Nous avons subi un énorme choc financier. Nous avons donc cherché des façons de générer de nouveaux revenus et de diversifier le risque. » Anu a participé à des missions commerciales en Australie, en Nouvelle-Zélande, à Dubaï et en Inde, ce qui a lancé son expansion mondiale. Elle a aussi été sélectionnée par SheEO en 2021, et le financement de l’organisme lui a permis d’exploiter de nouveaux marchés, de se faire connaître, et de poursuivre son expansion aux États-Unis et en Asie. Grâce à une subvention à l’exportation offerte par le gouvernement du Canada, elle a pu approfondir son étude des marchés, puis déterminer lesquels lui convenaient le mieux. Elle vient aussi d’être sélectionnée comme participante à un programme international d’accélération (Singapour), où elle pourra développer son plan d’expansion mondiale.

Anu explique que quelques années auparavant, elle n’aurait jamais imaginé la possibilité d’une telle croissance. « Il faut vraiment examiner les occasions qui se présentent et déterminer ce qu’on peut en tirer. »

Avant 2019, 100 % des revenus de STEM MINDS provenaient de la formation en personne. En 2021, ses revenus provenaient pratiquement à parts égales de la formation en personne et de la formation en ligne. « J’espère qu’à l’avenir, nos revenus découlant de la formation en personne resteront les mêmes, et que 70 % de notre chiffre d’affaires proviendra de nos services en ligne. Notre plan, c’est d’accroître notre présence sur les marchés mondiaux, car c’est ce qui favorisera notre croissance. »

Créer un impact social

La mission de STEM MINDS consiste à bâtir un monde où tous les jeunes seront formés en STIM. Anu continue donc de chercher des occasions d’offrir cette formation au plus grand nombre de jeunes possible. « Je crois fermement que l’éducation est un droit, et non un luxe. Pour moi, il est tout à fait normal d’envisager les affaires sous un angle social. » STEM MINDS a obtenu la certification B Corp, qui atteste de façon indépendante que l’entreprise est engagée à prendre des décisions qui auront un impact social favorable. « Je crois qu’une entreprise sociale crée un environnement plus dynamique et durable, où on fait les bonnes choses pour les bonnes raisons. »

Anu ajoute que l’impact environnemental est un aspect important de la certification B Corp. Elle a récemment annoncé que STEM MINDS s’associait au Fonds pour les forêts canadiennes en vue d’acheter et de planter des forêts intelligentes afin de parvenir à la carboneutralité. L’entreprise crée également des contenus portant sur l’environnement et les changements climatiques, qu’elle diffuse dans la collectivité.

La plus récente création de STEM MINDS – Inno-Hive – est un organisme de bienfaisance qui vise à favoriser le rehaussement et la mise à niveau des aptitudes chez les étudiants. « Quand les jeunes passent de l’école secondaire aux études supérieures, ils souhaitent parfois se réorienter. Je voulais leur offrir un moyen sans risque de le faire », explique Anu, qui croit que tous devraient avoir la possibilité d’acquérir de nouvelles compétences et de parfaire leur formation. « Il s’agit d’offrir des ateliers gratuits sur diverses technologies, que ce soit l’intelligence artificielle, l’apprentissage machine, la cybersécurité ou autre chose. On élargit ainsi les choix de carrière et les débouchés. » Inno-Hive en est encore à ses débuts, mais Anu espère pouvoir établir plus solidement l’organisme pour offrir d’autres ateliers à valeur ajoutée.

En ce qui concerne les fils d’Anu, dont la formation en STIM laissait auparavant à désirer, l’aîné poursuit des études universitaires en environnement, et il comprend bien le rôle de la technologie dans la protection de l’environnement et la lutte aux changements climatiques ; le plus jeune, de son côté, est membre de l’équipe de robotique de son école secondaire, et il envisage une carrière en science informatique et dans les affaires. « Il y a cinq ans, mes fils ne rêvaient pas de ce genre de carrière. Leur formation en STIM a eu une grande influence sur leur orientation professionnelle. »

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