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Difficile de garder le public au courant de l'état des eaux du bassin de la rivière des Outaouais, puisque de nombreuses municipalités y sont connectées. C'est ce à quoi se sont attaqués les étudiants qui ont gagné le dernier Défi AquaHacking.

Si les collectivités de la rivière des Outaouais ont tissé des liens en remplissant des sacs de sable et en les empilant le long des rives, Jean-Claude Chartrand, qui a fait du bénévolat dans la région de ses parents à Gatineau, aurait aimé rencontrer ses voisins dans des circonstances plus agréables.

Ses parents, qui vivent sur le bord de la rivière des Outaouais, ont été durement frappés par les inondations de 2017. Quand les avertissements d’inondation de cette année ont commencé, la collectivité s’attendait à subir un autre épisode. « Des sacs de sable commerciaux nous ont été envoyés, et tout le monde a travaillé sans relâche pour remplir et empiler des sacs », raconte M. Chartrand.

Il est difficile de garder le public au courant de l’état des eaux du bassin de la rivière des Outaouais, puisque de nombreuses municipalités de l’est de l’Ontario et de l’ouest du Québec y sont connectées.

Lors du Défi AquaHacking 2018, organisé par la Fondation de Gaspé Beaubien, l’organisme Garde-rivière des Outaouais a invité des mordus de l’informatique à trouver des façons innovantes d’informer le public de l’état des eaux en temps réel, par exemple en cas d’inondation.

Des mordus de l’informatique innovent pour informer le public

Lancé en 2015, le Défi AquaHacking est une compétition nationale annuelle visant à trouver des solutions technologiques aux grands problèmes affectant l’eau au Canada. Dans le cadre de la compétition, les participants devaient utiliser la technologie pour trouver de nouvelles façons d’informer le public de l’état des eaux.

Jean-Claude Chartrand, lui-même connecté au bassin de la rivière, est également membre de CLIN, l’une des équipes finalistes du Défi AquaHacking de cette année. Les gagnants pourront participer à une pépinière d’entreprises et profiteront du mentorat d’ingénieurs professionnels et d’experts des eaux. Voici quelques-unes des solutions proposées par les finalistes :

CLIN : La mission de CLIN est de réduire la pollution par les microplastiques grâce à un filtre à charpie de sèche-linge pouvant capter les microparticules de plastique provenant des vêtements.

Salt-Ed : Cette équipe veut, à l’aide de capteurs météorologiques qui seraient fixés sur les déneigeuses, fournir un portrait plus précis de la quantité de sel à épandre sur les routes en hiver. Elle espère ainsi prévenir les excès de salage tout en rendant les routes plus sécuritaires.

Clean Nature : Cette équipe a créé un modèle informatique qui, au moyen de données en temps réel, détermine la quantité de sel à appliquer pour bien déglacer les routes et les voies piétonnières sans compromettre la sécurité des conducteurs et des piétons.

Droplets : L’équipe Droplets veut que les citoyens aient plus confiance en leur service d’eau public. Elle a donc créé une application qui leur indique l’emplacement des fontaines et leur donne des renseignements sur la purification de l’eau.

Bello Solutions : L’équipe Bello veut fournir de l’information en temps réel sur la qualité de l’eau dans les réseaux municipaux.

« Les initiatives comme le Défi AquaHacking sont essentielles pour nous aider à élaborer et à adapter des solutions technologiques aux enjeux environnementaux urgents d’aujourd’hui », affirme Navi Brar, premier directeur, Impact social, RBC.

Un coup de pouce pour les jeunes entrepreneurs

Le Défi AquaHacking permet une chose très importante : sensibiliser les gens aux problèmes des eaux à Ottawa. Elle permet aussi aux étudiants universitaires de gagner des prix en argent et une place dans les pépinières locales d’entreprises.

« Depuis notre premier Défi, 12 des 16 solutions et équipes sont toujours actives », souligne Anne-Pascale Richardson, directrice de programme, AquaHacking. « Quand elles ont réalisé que leurs solutions présentaient un potentiel d’entreprise viable, elles sont passées à l’étape suivante et ont commencé leur parcours entrepreneurial dans la pépinière. »

Les municipalités croulent parfois sous les propositions et les solutions ; retenir l’attention d’un décideur peut alors être un défi de taille. Il peut être utile d’avoir l’appui d’un expert reconnu – un coup de main que peut donner Garde-rivière des Outaouais.

Grâce aux pépinières d’entreprises et au mentorat de Garde-rivière des Outaouais, les équipes gagnantes travaillent activement à mettre leurs technologies au point afin d’offrir d’autres solutions pour renseigner le public sur l’état des eaux.

« En faisant équipe avec Garde-rivière des Outaouais et avec la Fondation de Gaspé Beaubien, nous donnons à la prochaine génération les moyens de devenir des chefs de file environnementaux, dit Navi Brar. Nous leur donnons accès à des experts et à des mentors qui peuvent les guider afin de faire avancer leurs solutions. »

La suite, pour CLIN ? Jean-Claude Chartrand dit que son équipe espère convaincre les grands nettoyeurs industriels de filtrer les microplastiques libérés pendant le séchage. Ensuite, elle aimerait concevoir des filtres à usage domestique dans l’espoir de réduire encore davantage la quantité de microparticules de plastique qui aboutissent dans les cours d’eau canadiens.

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