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RBC
Le Canada attire des étudiants de tous les coins du monde – de la Chine à la France en passant par l'Inde et la Corée –, ce qui en fait un havre du multiculturalisme. Selon Statistique Canada, 266 620 étrangers étaient inscrits à un programme d'études au Canada en 2016.

Les étudiants étrangers qui s’inscrivent à un programme collégial ou universitaire au Canada nourrissent souvent de grands espoirs. Attirés par la qualité de son système d’éducation, ils choisissent notre pays même s’ils doivent verser des frais de scolarité beaucoup plus élevés que ceux que paient les étudiants canadiens. Plus précisément, la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE) estime que les frais de scolarité imposés aux étudiants étrangers sont en moyenne trois fois plus élevés.

Et ce n’est pas tout. Selon une étude sur l’éducation internationale et le marché du travail, intitulée International Education, Labour Market and Future Citizens: Prospects and Challenges for Ontario, publiée par le ministère de la Formation et des Collèges et Universités de l’Ontario, voici les quatre principaux défis que doivent relever les étudiants étrangers :

1. Sentiment d’isolement

Il est déjà difficile de s’adapter au mode de vie et au système scolaire d’un nouveau pays. Lorsque s’y ajoute l’absence du réseau de soutien habituel, le sentiment d’isolement n’en devient que plus grand.

Dee Singh, une étudiante de 22 ans originaire de Mumbai, en Inde, est inscrite à un programme de sciences de la santé à l’Université de la Colombie-Britannique. « La première année a été difficile, avoue-t-elle au sujet de la solitude qu’elle a ressentie. Tout était nouveau : la nourriture, la culture, et même le style d’apprentissage. Pour combattre l’isolement, j’ai adhéré à des clubs et me suis engagée activement dans la collectivité. »

Voici quelques conseils pour mener une vie sociale active :

  • S’inscrire à des clubs ou à des cours de conditionnent physique
  • Faire du bénévolat
  • Appuyer les équipes sportives locales
  • Participer aux festivals et aux événements locaux

Ces activités représentent également de bonnes occasions de réseautage.

Dee Singh affirme qu’elle a encore parfois le mal du pays, surtout pendant le temps des Fêtes, alors que le campus est très tranquille et qu’elle souffre davantage de l’absence de sa famille. Elle s’efforce toutefois de tirer le meilleur parti de la situation – après tout, elle sait qu’elle n’est ici que pour quatre ans. Elle se prépare donc un bon thé chai et téléphone à la maison, des rituels qui la réconfortent.

2. Gestion des finances

Nombreux sont les étudiants étrangers qui en sont à leur premier séjour loin de la maison. En plus de leurs obligations scolaires en pays étranger, ils doivent donc gérer eux-mêmes leurs finances.

« C’est difficile, et de nombreux étudiants n’ont pas une idée claire du coût de la vie à Toronto, explique José Balcaceres, directeur général du Centre international au collège George Brown. Vivre ici n’est pas du tout comparable à y venir en touriste. »

Lorsque l’on paie soi-même le loyer, l’épicerie et d’autres frais de subsistance, l’argent fond comme neige au soleil. De plus, comme la majeure partie de leur planification a été effectuée avant d’arriver au Canada, en fonction d’attentes irréalistes, les étudiants éprouvent déjà des difficultés financières au moment où ils cherchent de l’aide.

Selon M. Balcaceres, les étudiants qui n’arrivent pas à bien gérer leurs finances devraient s’adresser rapidement à un conseiller qui pourra les aider à établir un budget. De nombreux établissements d’enseignement postsecondaire offrent des services-conseils financiers à leurs étudiants.

Ils peuvent aussi demander des conseils auprès de leur institution financière lorsqu’ils ouvrent un compte bancaire canadien. De plus, des outils en ligne sont à la disposition des étudiants pour les aider à établir un budget.

3. Intégration de la famille

Lorsqu’une personne s’installe au Canada pour étudier, elle obtient un permis d’études, et si son conjoint l’accompagne, ce dernier a droit à un permis de travail. Malheureusement, la personne qui détient le permis de travail peut demeurer en retrait de la collectivité jusqu’au moment où elle trouve un emploi.

« Cette situation est de plus en plus fréquente. Par exemple, nous accueillons beaucoup d’étudiants du Brésil dont les membres de la famille doivent s’intégrer à la société », souligne M. Balcaceres.

Si c’est votre cas, vérifiez si votre institution offre des programmes d’intégration ou du soutien pour les membres de votre famille. Pour que votre expérience en sol canadien soit positive, tous les membres de votre famille doivent s’y sentir à leur place.

4. Accès au marché du travail

Selon une étude du Bureau canadien de l’éducation internationale, 51 % des étudiants étrangers aimeraient demeurer au Canada après l’obtention de leur diplôme, mais bon nombre d’entre eux estiment le marché du travail difficile à percer. Une forte proportion des étudiants interrogés ont exprimé leur crainte de ne pas trouver d’emploi dans leur domaine d’étude :

Les étudiants évaluent avec peu d’optimisme les débouchés après les études. Ils décrivent leur situation comme étant « très mauvaise » en raison de la conjoncture économique canadienne. Ils reconnaissent que le marché du travail représente un défi pour les étudiants canadiens également, mais affirment qu’il est particulièrement difficile à percer pour les ressortissants étrangers et virtuellement impénétrable pour les diplômés d’un programme en sciences humaines ou sociales.

Pour améliorer vos perspectives, pourquoi ne pas tenter d’obtenir un stage dans le cadre d’un programme coopératif de votre établissement scolaire afin d’acquérir de l’expérience sur le marché du travail canadien ? Vous pouvez aussi faire du réseautage avec des contacts familiaux, d’anciens collègues et des gens que vous avez rencontrés dans des clubs ou lors d’événements.

De manière générale, les étudiants étrangers ont plus d’obstacles à surmonter que les étudiants canadiens. Il ne faut donc pas hésiter à vous prévaloir des programmes qui sont en place pour vous aider à réussir. De plus, si vous êtes actif dans la collectivité, que ce soit en faisant du bénévolat ou du réseautage, vous en deviendrez un membre essentiel et vous augmenterez grandement vos chances de réussite.

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