En bref
- Plutôt que de se limiter à un moment précis, il est préférable d’envisager la réduction progressive de vos activités comme la prise d’une série de décisions sur quelques années.
- Lorsque vos revenus sont moins élevés, le moment où vous recourez à vos différentes sources de financement et l’ordre dans lequel vous les utilisez sont tout aussi importants que le montant même de ces revenus.
- Les questions à vous poser dès le début concernent autant votre mode de vie que l’argent.
- Votre cabinet est l’un de vos actifs les plus précieux, et il existe plusieurs façons de vous en séparer.
Pendant la majeure partie de votre carrière en médecine ou en dentisterie, le rythme de vos journées de travail est dicté par votre agenda : entre les consultations, les appels téléphoniques et la gestion des tâches administratives, il ne vous reste que peu de temps pour vous demander à quoi pourrait ressembler le prochain chapitre de votre vie. En allégeant un emploi du temps surchargé, vous vous donnez la possibilité de commencer à répondre à cette question.
Le départ à la retraite est une transition importante qui mérite d’être planifiée avec soin bien avant d’en connaître tous les détails. Les questions ci-dessous ne sont pas censées être résolues en un après-midi ; elles méritent plutôt d’être abordées avec votre conjoint ou votre famille, puis éventuellement avec un conseiller financier qui pourra vous expliquer les conséquences de chaque option pour votre avenir.
La vie que vous souhaitez
À quoi ressemble votre transition idéale, et qu’est-ce qui viendra combler le vide laissé par votre travail ?
Les premières questions auxquelles vous devez répondre lorsque vous envisagez de réduire vos activités sont les plus personnelles et souvent les plus difficiles. Pour certains, la transition idéale consiste à consacrer quelques jours par semaine à la pratique pendant encore plusieurs années. Pour d’autres, il s’agit d’agir comme mentor auprès de jeunes professionnels ou de se retirer complètement de la pratique. Il n’y a pas de voie universelle, et celle que vous choisissez aujourd’hui pourrait changer au fil du temps.
Vous devez aussi vous poser une question plus profonde : qu’est-ce qui remplacera la partie de votre identité qui était celle d’un médecin ou d’un dentiste ? Après des décennies, ce rôle fait partie intégrante de votre emploi du temps et de votre perception de vous-même. Le fait de bien réfléchir à ce qui occupe cet espace, que ce soit l’engagement communautaire, les œuvres de bienfaisance, la famille ou les intérêts reportés depuis longtemps, facilitera probablement toutes les autres décisions.
Votre pratique
Avez-vous commencé à prendre des dispositions pour que le cabinet puisse continuer à fonctionner sans vous ?
Si vous êtes propriétaire d’un cabinet, la planification de la relève est un autre aspect important de la préparation de votre retraite. Pour de nombreux médecins et dentistes, le cabinet lui-même figure parmi les actifs les plus précieux de leur situation financière. Cependant, le cabinet ne se convertit pas en liquidités du jour au lendemain, et c’est pourquoi il est préférable de vous y prendre tôt pour planifier votre succession, souvent plusieurs années avant la date prévue de votre départ à la retraite.
Même si ce départ n’est prévu que dans plusieurs années, demandez-vous où sont les lacunes actuelles : existe-t-il une stratégie claire pour que le cabinet puisse continuer à fonctionner sans vous, et quelles mesures faudrait-il prendre pour que la transition se fasse en douceur ? En déterminant dès le début la stratégie que vous souhaitez adopter, vous aurez le temps de vous y préparer.
Quelques options à envisager :
| Décision concernant le cabinet | Facteurs à considérer |
|---|---|
| Vendre le cabinet | Transférer la propriété à un tiers acheteur. Comme ce processus peut prendre un an ou plus, il faut donc tenir compte du moment opportun, de l’évaluation du cabinet, des incidences fiscales et de la manière dont vous allez assurer une transition en douceur pour les patients et le personnel. |
| Procéder au transfert graduel de la propriété | Une transition progressive à un partenaire, à un membre de la famille ou à un collaborateur peut assurer la continuité des soins pour les patients et le personnel, tout en vous permettant de réduire progressivement votre charge de travail. |
| Former un remplaçant à l’interne | Si vous n’avez pas déjà quelqu’un en tête, l’embauche ou l’accompagnement d’un successeur bien à l’avance donne à ce dernier le temps de comprendre votre pratique, vos patients et votre culture avant de prendre la relève. |
| Cesser progressivement la pratique ou fermer le cabinet | Si la vente ou le transfert de votre cabinet n’est pas la bonne solution, la fermeture de celui-ci pourrait être la meilleure option. Elle nécessite une planification en amont afin d’assurer la prise en charge de vos patients, de votre personnel, de vos dossiers, de vos baux et de vos obligations réglementaires. |
Chaque parcours a sa propre chronologie et sa propre charge émotionnelle. Après tout, abandonner la pratique que vous avez mise sur pied est rarement une décision purement financière ; vous donner le temps de bien réfléchir à la suite des choses fait également partie de la planification.
Vos finances
Vos finances vous permettront-elles d’alléger votre horaire et pour combien de temps ?
Avant de réduire vos heures de travail, il est bon de comprendre l’incidence d’un revenu moindre sur vos liquidités quotidiennes et sur votre épargne à long terme. Devrez-vous puiser dans votre épargne personnelle ou vos placements plus tôt que prévu ? En sachant pendant combien de temps vos finances vous permettraient de subvenir confortablement à vos besoins malgré une charge de travail réduite, vous aurez une idée plus précise du moment où vous pourrez prendre votre retraite et de la rapidité avec laquelle vous pourrez le faire.
Votre structure d’entreprise vous permet-elle de préparer votre retraite ?
Si vous êtes constitué en société, êtes-vous certain que votre structure d’entreprise est adaptée pour soutenir votre épargne-retraite ? Vérifiez si votre stratégie de rémunération, vos bénéfices non répartis et votre planification fiscale sont en adéquation avec les modalités et la date de votre départ à la retraite. Une planification précoce peut vous offrir une plus grande souplesse dans la manière dont vous disposez de votre patrimoine, tout en vous aidant à gérer les impôts au fil du temps.
Votre plan successoral est-il à jour ?
Il est facile de remettre à plus tard la vérification de la conformité de votre plan successoral à vos souhaits actuels, mais il s’agit d’une étape qui n’a pas à être compliquée ni chronophage. Il vaut la peine de vérifier que votre testament est à jour, que la désignation des bénéficiaires pour les comptes enregistrés et les assurances correspondent toujours à vos intentions et, si votre entreprise est constituée en société, que vos actions et toute société de portefeuille sont prises en considération dans votre plan.
Un allègement de l’emploi du temps offre également l’occasion idéale de revoir vos procurations relatives aux biens et aux soins, afin que les personnes que vous souhaitez voir gérer vos affaires soient bien désignées si votre situation venait à changer.
Réduire ses activités demande autant de soin que celui que vous avez apporté à la création de votre cabinet à vos débuts. Le temps que vous prendrez pour réfléchir à votre stratégie en matière de revenu, à la planification de votre entreprise et aux réalités pratiques du transfert de votre cabinet vous permettra d’aborder la retraite avec plus d’assurance et de souplesse. En veillant à vous donner suffisamment de temps et à préparer minutieusement votre départ à la retraite, l’allègement de votre emploi peut vous offrir exactement cela : un quotidien plus léger et un avenir soigneusement planifié à portée de main.
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Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses entités ne font pas la promotion, ni explicitement ni implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.










