Aller au contenu principal
RBC
De nombreux parents s'établissent au Canada afin d'offrir à leurs enfants un avenir prometteur et une meilleure éducation.

Toutefois, les particularités du système d’éducation et des programmes d’études canadiens peuvent être déroutantes et stressantes.

Katarzyna Jeziorska, son mari Jakob et leurs deux jeunes fils ont quitté la Pologne pour Vancouver en 2014. Inscrire leurs enfants à l’école au Canada s’est révélé plus difficile que prévu. Le défi résidait notamment dans la difficulté à comprendre le fonctionnement du système d’éducation canadien. « S’y retrouver dans ce système s’est avéré stressant, s’ajoutant aux autres choses à régler d’urgence dès l’arrivée au pays », dit Mme Jeziorskan.

Voici quelques conseils et renseignements pour vous y aider.

Choix de l’école

Au Canada, le système scolaire est de compétence provinciale, de sorte que les choix qui s’offrent à vous dépendent de celle dans laquelle vous vivez. La plupart des parents au Canada envoient leurs enfants dans les écoles publiques, bien qu’il existe de nombreuses excellentes écoles privées.

Langue

Les deux langues officielles du Canada sont l’anglais et le français, et les deux langues sont enseignées dans les écoles. Vous avez trois possibilités en matière de langue :

Une école anglaise, où la plupart des cours seront donnés en anglais.

Une école d’immersion française, où le programme d’études sera en français et en anglais.

Une école française, où la quasi-totalité de l’enseignement sera en français.

À l’échelle du Canada, toutes les provinces offrent des écoles d’immersion française, des écoles anglaises et des écoles françaises, mais elles ne sont pas toujours ouvertes à tous les élèves. Par exemple, en Colombie-Britannique, vous ne pouvez envoyer vos enfants à une école française que si vous parlez français à la maison ou si vous avez vous-même fréquenté une école française, mais n’importe qui peut intégrer une école d’immersion anglaise ou française dans cette province.

De même, au Québec, il y a des règles concernant la fréquentation d’une école anglaise. Les élèves peuvent fréquenter une école anglaise uniquement si certains membres de leur famille ont fréquenté une école anglaise au Canada. Pour cette raison, la plupart des familles d’immigrants ne seraient pas autorisées à envoyer leurs enfants dans les écoles anglaises du Québec.

Le coût des écoles privées au Canada varie considérablement. Bien que les frais de scolarité dans certaines écoles soient inférieurs à 4 000 $ par année, en général, ils se situent entre 6 000 $ et 12 000 $ par année.

Coût

Au Canada, les écoles publiques sont gratuites et les écoles privées exigent des frais de scolarité. Les écoles publiques comprennent à la fois les écoles publiques laïques et, en Alberta, en Saskatchewan et en Ontario, les écoles catholiques « distinctes » qui offrent une éducation religieuse financée par l’État. Les écoles privées se divisent également en deux catégories : celles qui sont non confessionnelles, et celles qui enseignent à la fois des matières religieuses et des matières laïques et dont les frais de scolarité sont parfois inférieurs à ceux des écoles privées non confessionnelles.

Le coût des écoles privées au Canada varie considérablement. Bien que les frais de scolarité dans certaines écoles soient inférieurs à 4 000 $ par année, en général, ils se situent entre 6 000 $ et 12 000 $ par année. La fréquentation d’un pensionnat peut coûter plus de 40 000 $ par année. Certaines écoles offrent des bourses d’études.

Niveau scolaire

Lorsque vous inscrivez votre enfant dans une école canadienne pour la première fois, la commission scolaire évalue son niveau et ses résultats scolaires dans votre pays d’origine avant de décider dans quelle année le placer. Elle détermine également si votre enfant a besoin de cours d’appoint en anglais ou en français.

Inscription et calendrier scolaire

Pour inscrire votre enfant à l’école, il est recommandé de communiquer avec la commission scolaire locale. Certaines commissions scolaires permettent aux parents d’exprimer un choix ou une préférence, mais la plupart dictent l’école que votre enfant fréquentera en fonction de l’endroit où vous habitez. Si vous voulez qu’il fréquente une école en particulier, mieux vaut l’y inscrire le plus tôt possible. Comme la période d’inscription varie selon la commission scolaire, renseignez-vous auprès de la vôtre.

Mme Jeziorska a eu de la chance : l’école où elle voulait envoyer son fils n’était pas un établissement qui sélectionnait ses élèves par tirage au sort. À Vancouver, la commission scolaire permet aux parents de choisir l’école à laquelle envoyer leurs enfants. Si l’école reçoit trop de demandes d’inscription, elle a recours à un tirage au sort pour sélectionner les élèves.

Au Canada, l’année scolaire commence le lendemain du premier lundi de septembre et se poursuit jusqu’à la fin de juin. Les élèves bénéficient habituellement d’une ou deux semaines de congé pendant la période des fêtes en décembre et d’une ou deux semaines de congé en mars pour des vacances connues sous le nom de « semaine(s) de relâche ». Les écoles sont fermées tous les jours fériés, ainsi que lors de journées pédagogiques afin de permettre aux enseignants de suivre une formation complémentaire.

S’intégrer dans une nouvelle école prend du temps

S’acclimater à une nouvelle école n’est pas facile. Il y a de nouveaux professeurs auxquels s’habituer, de nouveaux camarades avec qui faire connaissance. Quand on se retrouve aussi dans un nouveau pays, cela peut s’avérer encore plus difficile. Si l’anglais n’est pas la langue maternelle de vos enfants, cela peut compliquer encore davantage l’adaptation.

Mme Jeziorska s’est rendue dans la classe de son fils pour y faire une présentation des contes de fées polonais, afin que les camarades de classe de son fils puissent en apprendre davantage sur la culture polonaise. Elle a inscrit ses fils dans un programme d’immersion en anglais et leur a organisé des rendez-vous de jeu. Après quatre mois, Mme Jeziorska a remarqué que son fils aîné semblait beaucoup plus à l’aise, avait appris à parler l’anglais et s’était fait de nombreux nouveaux amis.

Bien qu’il faille du temps pour s’acclimater au Canada et s’habituer à un nouveau système scolaire, les enfants ont une remarquable capacité d’adaptation, et Mme Jeziorska constate maintenant que ses enfants aiment le Canada et parlent l’anglais mieux qu’elle. Bientôt, vos enfants vous parleront, au retour de l’école, de leurs nouveaux amis et des choses amusantes qu’ils ont apprises.

Pour obtenir plus de conseils pour nouveaux arrivants au Canada, rendez-vous au Centre RBC pour les nouveaux arrivants.