Aller au contenu principal
RBC

Elle en sait long sur les adolescents. Elle vit avec son fils de 15 ans et les quatre ados de son conjoint (trois garçons et une fille), dont le couple s’occupe toutes les fins de semaine.

Elle affirme en riant que la plus grosse dépense de la famille, c’est « incontestablement la nourriture ».

Un enseignement précoce

Mme Dyck, qui souhaitait que son fils apprenne à gérer ses finances dès son plus jeune âge, lui a souvent parlé de budget, d’épargne et de dépenses. « Lorsqu’il avait 13 ans, raconte-t-elle, je l’ai emmené à la banque, où on lui a procuré une carte de débit. » Elle a fait grand cas de l’événement, prenant des photos et tâchant de faire comprendre à son fils qu’il s’agissait d’un jalon important de son développement.

Comme bon nombre d’adolescents, le fils de Mme Dyck aime s’acheter des vêtements. Selon sa mère, la meilleure façon d’éviter qu’il dépense trop, surtout lorsque le budget familial est serré, c’est de lui demander de se faire un budget mensuel.

Ma mère et moi sommes très proches, et je comprenais que nous ne roulions pas sur l'or. Chaque mois, j'ai donc préparé un budget. Je le fais encore à ce jour.

Jenny Dyck

Mme Dyck croit que cette habitude peut aider son fils et les enfants de son conjoint à acquérir d’importantes aptitudes, comme savoir gérer leurs finances et comprendre les conséquences de dépenses excessives.

La valeur du travail

Une famille nombreuse n’a pas toujours les moyens de s’offrir du luxe. Afin que les adolescents soient conscients de la valeur de ce qu’ils possèdent, Mme Dyck les encourage tous à travailler d’une façon ou d’une autre.

« Ils en sont heureux, explique-t-elle, car c’est important pour eux de toucher leur propre salaire. » Les possibilités d’emploi sont peu nombreuses pour les adolescents, mais ces derniers peuvent s’acquitter de tâches domestiques ou offrir du tutorat à des élèves plus jeunes.

Parfois, ils optent pour des travaux moins courants. L’un des beaux-fils de Mme Dyck, âgé de 16 ans, trait des vaches sur une ferme laitière deux ou trois fois par semaine. Un autre, qui a 13 ans, travaille comme arbitre de balle molle et gagne de 25 $ à 50 $ par match.

Selon Mme Dyck, son fils et les enfants de son conjoint réfléchissent davantage avant de se procurer un bien et sont conscients de sa valeur puisqu’ils l’achètent avec l’argent qu’ils gagnent.

Besoin ou désir ?

La plupart des jeunes peuvent comprendre la différence entre un désir et une réelle nécessité, mais il leur arrive de vouloir posséder des vêtements, des téléphones et des ordinateurs dernier cri, à l’instar de leurs amis. L’apprentissage de cette distinction pourra leur être utile lorsque, adultes, ils devront gérer leur propre budget.

Par exemple, la plupart des ménages doivent faire le plein d’essence, une dépense dont le fils de Mme Dyck et les enfants de son conjoint sont bien conscients. Le prix de l’essence ayant atteint un record à l’échelle du pays, les déplacements nécessaires aux études, au travail, aux sports et aux activités sociales peuvent saler la facture. Selon Mme Dyck, ses jeunes sont conscients des prix élevés et de leur incidence sur la famille, qui réduit chaque mois ses dépenses en essence en misant sur le covoiturage avec des amis, l’autobus scolaire et le transport en commun.

Pour conclure, Mme Dyck estime que tous les parents peuvent façonner les comportements financiers de leurs adolescents et leur offrir les outils dont ils ont besoin pour réussir et faire preuve d’une plus grande assurance à l’âge adulte.

Vous trouverez dans le Centre RBC pour les parents des outils et des ressources qui vous aideront à parler d'argent à vos enfants.

Un autre article de la série « Enseigner l'argent aux jeunes » :