Aller au contenu principal
RBC
Acheter un cabinet dentaire peut représenter une bonne occasion d'affaires pour les nouveaux dentistes, mais il y a de nombreux facteurs à considérer avant d'intégrer ce marché concurrentiel.

Avez-vous parfois l’impression qu’il y a un cabinet de dentiste à chaque coin de rue ? Si c’est le cas, vous n’avez pas tort. « La saturation du marché de la dentisterie est atteinte depuis plus de 20 ans, explique Sean Roberston, dentiste et associé du groupe The Dental Broker Team, à Burlington, en Ontario. Le nombre de dentistes croît plus rapidement que la population générale. »

Cela signifie que les jeunes professionnels ont peut-être plus intérêt à acheter un cabinet existant qu’à en démarrer un.

Des liquidités dès le début :

Si vous démarrez votre propre cabinet, vous devrez d’abord vous constituer une clientèle. Vos revenus seront donc plutôt modestes jusqu’à ce que les affaires prennent leur envol. « Faire croître un cabinet et faire rentrer de l’argent en même temps est difficile », dit M. Roberston, qui ajoute que les jeunes dentistes sous-estiment souvent le temps qu’il faut pour qu’un cabinet devienne une entreprise viable.

Si, toutefois, vous achetez un cabinet qui dispose déjà d’une bonne base de clientèle, l’accès à des liquidités dès le début sera plus facile.

Cela étant dit, trouver un cabinet dentaire qui est à vendre puis s’en porter acquéreur peut s’avérer une tâche complexe. Et de nombreux autres facteurs peuvent influer sur la réussite de l’entreprise. Voici donc quelques éléments à considérer avant d’acheter un cabinet dentaire.

1. Soyez pleinement conscient de vos forces

M. Roberston recommande de se pencher sur ses aptitudes : « Par exemple, si vous envisagez d’acheter un cabinet qui se spécialise dans une branche que vous ne maîtrisez pas, comme l’orthodontie ou l’endodontie, vous devez être conscient que cela risque d’avoir une incidence sur vos revenus », explique-t-il.

À l’inverse, vos aptitudes spécialisées peuvent constituer un atout si le cabinet envisagé doit actuellement recommander ses patients à un autre cabinet. « C’est une occasion unique de revenus, d’autant plus que les patients sont déjà clients. »

2. Soyez réaliste quant à vos capacités

Peu de dentistes réalisent que l’exploitation d’une clinique comprend aussi un volet administratif : la gestion des affaires et des ressources humaines. « Les études en dentisterie ne couvrent pas tous les sujets », précise M. Roberston.

Même comparativement aux dernières années, « les défis liés aux relations humaines et aux tâches courantes ne cessent d’augmenter pour les dentistes. Il vous faut les bonnes technologies et le bon soutien administratif – autrement dit, un gestionnaire ou une société administratrice tierce. »

Qu’en est-il du cabinet que vous avez l’intention d’acheter ? Offre-t-il une telle expertise ?

M. Roberston ajoute ceci : « Si un dentiste doit consacrer six ou huit heures à la gestion des RH, ce sont six ou huit heures qu’il ne peut pas consacrer à des activités facturables. A-t-il réellement besoin d’acquérir cette aptitude ? »

3. Choisissez bien l’emplacement

Au moment de considérer l’achat d’un cabinet dentaire, n’oubliez pas de tenir compte des avantages et inconvénients du lieu potentiel d’exercice. Disons que vous avez une préférence pour le sud de l’Ontario. Saviez-vous qu’un cabinet dans cette région risque de vous coûter cher ?

Si vous êtes prêt à exercer dans une région éloignée, il y a là de formidables occasions d’affaires ; les soins de santé faisant défaut dans de nombreuses régions.

« Les dentistes se font moins nombreux à l’extérieur des grands centres urbains », explique M. Roberston. Il y a évidemment moins de patients. Or, le guide des codes de frais – soit le montant que vous pouvez facturer pour vos services – est le même, peu importe où vous travaillez dans la province. C’est donc dire que « si vous exercez dans le centre-ville de Toronto et que votre loyer mensuel s’élève à 15 000 $, vous facturerez le même montant pour le même soin que si vous exerciez à Fort Francis, où le loyer mensuel est de 1 500 $. »

4. Établissez une bonne relation avec un prêteur

Enfin, il faut savoir que la concurrence sur le marché de la dentisterie est rude. La possibilité d’agir rapidement sera un élément déterminant de votre succès. Si vous décidez de faire l’acquisition d’un cabinet, vous aurez besoin d’un prêteur fiable disposé à s’occuper de votre transaction. « Vous devriez établir une relation de confiance avec une grande banque canadienne spécialisée dans les soins de santé », conclut M. Roberston. Un bon prêteur sera en mesure de vous donner de judicieux conseils financiers et de vous aider à obtenir le financement dont vous avez besoin.

Lorsqu’un cabinet dentaire correspondant à vos besoins arrivera sur le marché, vous serez alors prêt à aller de l’avant.

Conseils : Pour obtenir des conseils financiers additionnels, adressez-vous à l’un des spécialistes, Services aux professionnels de la santé RBC.

Articles similaires :