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RBC
Pour faire votre choix de spécialisation, il est important de considérer la demande en médecins au Canada. Y a-t-il assez de postes offerts dans le domaine qui vous intéresse ? Votre spécialité est-elle recherchée dans une région particulière ?

TLPL

  • La demande en médecins demeure forte au Canada en raison des départs à la retraite, du vieillissement de la population et de l’augmentation des cas de maladies chroniques.
  • Bien que les perspectives d’emploi varient par région et par spécialité, de nombreux secteurs font face à des pénuries persistantes de main-d’œuvre.
  • La rémunération diffère beaucoup selon la spécialité, la province et le modèle d’affaires, et la plupart des chiffres reflètent la facturation clinique brute.
  • Pour les médecins résidents et les étudiants en médecine, la compréhension des tendances en matière de main-d’œuvre peut contribuer à planifier une carrière à long terme.

Le choix d’une spécialité médicale est sans doute l’une des décisions les plus importantes que vous prendrez au cours de votre formation. Outre ses intérêts personnels et les considérations liées au mode de vie, il est bon de se demander où l’on aura réellement besoin de médecins et quels seront les débouchés après la résidence.

Partout au Canada, la demande en médecins demeure forte. Bon nombre de collectivités font face à des pénuries, et une grande partie de l’effectif de médecins actuel approche de la retraite. Parallèlement, le vieillissement de la population et la multiplication des cas de maladies chroniques accroissent les besoins en matière de soins dans de nombreuses spécialités. L’ensemble de ces facteurs permet de déterminer les domaines qui offriront les meilleures perspectives d’emploi pour les années à venir.

Cet article met en évidence certaines des spécialités médicales les plus recherchées aujourd’hui. Les données sur les salaires sont fournies sous forme de fourchettes larges pour tenir compte des différences par province, par modèle d’affaires et par nombre d’années de pratique.

1. Médecine familiale (revenu type : de 230 000 $ à 320 000 $/année*)

Le médecin de famille joue un rôle essentiel dans les soins de première ligne. Bien qu’elles aient l’offre la plus importante par habitant, de nombreuses régions continuent de faire face à des pénuries, notamment en dehors des grands centres. L’attrait de la médecine de famille pour les étudiants et des résidents découle du parcours relativement court, des aménagements de travail souples et de la possibilité de bâtir une relation durable avec les patients. Les médecins qui exercent dans ce domaine peuvent travailler dans des cliniques communautaires, des hôpitaux ou des régions rurales ou éloignées, et ils profitent souvent d’incitatifs financiers lorsqu’ils s’installent dans des territoires moins bien desservis.

2. Pédiatrie (revenu type : de 210 000 $ à 360 000 $ et plus/année)

La pédiatrie concerne les soins prodigués aux enfants de différents âges. Les pédiatres généralistes ont généralement de bonnes perspectives d’emploi, car leurs compétences sont transférables entre différents contextes, des hôpitaux aux pratiques au sein des collectivités. La plupart des pédiatres exercent sans formation complémentaire de surspécialisation.

3. Médecine d’urgence (revenu type : de 320 000 $ à 470 000 $ et plus/année)

Si le nombre de médecins qui optent pour la médecine d’urgence ne cesse d’augmenter plusieurs années, il y a encore un besoin important de spécialistes formés pour travailler dans les services d’urgence et prendre en charge un large éventail de patients et de problèmes médicaux qui évoluent constamment. Les salaires proposés dans ce domaine varient selon l’environnement et la région, et tiennent compte du travail par quarts, de l’horaire variable des astreintes et de la pression associée aux soins non planifiés.

4. Pathologie générale (revenu type : entre 300 000 $ et 450 000 $/année)

Les pathologistes généraux sont des spécialistes de laboratoire qui jouent un rôle essentiel dans le diagnostic et la prise en charge des maladies. Les sous-spécialités de la pathologie sont l’autopsie, la chirurgie, la microbiologie et la transfusion. Les pathologistes sélectionnent et interprètent les tests de diagnostic, et ils gèrent leur laboratoire. Dans un contexte où une partie important de la main-d’œuvre actuelle approche de la retraite, les nouvelles recrues sont en forte demande dans ce secteur.

5. Chirurgie cardiothoracique (revenu type : de 550 000 $ à 850 000 $ et plus/année)

Les chirurgiens cardiothoraciques pratiquent des interventions complexes sur des patients atteints de maladies cardiaques ou thoraciques. Hautement spécialisé et très concurrentiel, ce domaine nécessite généralement une formation approfondie. La rémunération est toutefois à la hauteur des compétences de pointe requises et des responsabilités engagées. Comme de nombreux chirurgiens actuels approchent de la retraite, la demande est forte dans ce secteur.

6. Médecine du travail (revenu type : entre 280 000 $ et 400 000 $/année)

Les médecins du travail se concentrent sur la santé et la prévention au travail. Bien que cette spécialité soit relativement récente par rapport à d’autres, une bonne partie de l’effectif est assez âgée, ce qui ouvre des perspectives pour les nouveaux arrivants. La rémunération varie en fonction du type de pratique (plutôt clinique ou administrative, avec des rôles au sein de l’entreprise).

7. Anesthésiologie (revenu type : de 300 000 $ à 430 000 $ et plus/année)

L’anesthésiologie est un composant indispensable des soins chirurgicaux dans les centres médicaux canadiens (à la fois dans les hôpitaux et en milieu communautaire). La demande en anesthésistes reste donc forte. De nombreux spécialistes approchent de la retraite, ce qui pourrait accroître les perspectives pour les nouveaux diplômés.

8. Dermatologie (revenu type : entre 350 000 $ et 480 000 $/année)

Les dermatologues traitent un large éventail d’affections de la peau, de la bouche, des cheveux et des ongles. Ils combinent souvent la pratique clinique et une spécialité comme la chirurgie. La dermatologie est attrayante sur le plan de l’équilibre entre le travail et la vie personnelle. Même si les postes de résidence sont difficiles à obtenir, les possibilités d’emploi restent particulièrement bonnes.

9. Médecine interne (revenu type : de 350 000 $ à 550 000 $ et plus/année)

Les spécialistes de la médecine interne peuvent examiner et traiter tous les organes. Même si les postes de résidence sont attribués par concours depuis quelques années, les possibilités d’emploi restent bonnes.

10. Neurologie (revenu type : de 320 000 $ à 470 000 $ et plus/année)

La neurologie est assez populaire chez les diplômés, en particulier chez les médecins qui souhaitent travailler dans un milieu universitaire plutôt que clinique. Depuis quelques années, les postes en neurologie sont plus difficiles d’accès en raison d’un effectif plus jeune que dans d’autres disciplines. Néanmoins, on constate une croissance de la demande canadienne pour des médecins spécialisés en neurologie, et la plupart des diplômés trouveront du travail sans autre formation.

11. Allergologues et immunologues (revenu type : entre 350 000 $ et 500 000 $/année)

Cette spécialité a le vent en poupe, car les allergies et les maladies à médiation immunitaire restent répandues au Canada. Les tendances en matière de départ à la retraite chez les spécialistes actuels pourraient bien se traduire par de nouvelles occasions pour les jeunes diplômés.

12. Ophtalmologie (revenu type : de 700 000 $ à 1 000 000 $ ou plus/année)

L’ophtalmologie demeure l’une des spécialités médicales les mieux rémunérées, ce qui reflète une forte demande au Canada. Le vieillissement de la population et les besoins chirurgicaux liés à la cataracte font que les besoins en soins oculaires sont constants.

13. Médecine de la réadaptation et médecine du sport (revenu type : entre 280 000 $ et 380 000 $/année)

Les perspectives d’emploi sont excellentes pour les spécialistes de la médecine de réadaptation ou de la médecine sportive. On s’attend à ce que la situation reste favorable, surtout parce que ces spécialités ne nécessitent pas de ressources hospitalières. Les diplômés dans ces domaines peinent rarement à trouver du travail.

14. Gériatrie (revenu type : entre 260 000 $ et 420 000 $/année)

Compte tenu du vieillissement de la population, les spécialistes en gériatrie sont plus recherchés que jamais au Canada. Les gériatres travaillent en général dans un centre de sciences de la santé plutôt qu’en clinique. Ils profitent actuellement d’excellentes perspectives d’emploi, et la concurrence est moins vive pour l’obtention d’un poste de résidence.

15. Rhumatologie (revenu type : entre 350 000 $ et 500 000 $/année)

Les rhumatologues traitent les maladies auto-immunes et les affections des articulations, des muscles et du squelette. Environ la moitié des rhumatologues travaillent en milieu universitaire, et l’autre moitié, dans les soins de santé. La spécialité connaît actuellement une croissance de l’emploi, et cette poussée devrait se poursuivre.

16. Pharmacologie et toxicologie (revenu type : entre 280 000 $ et 400 000 $/année)

Les pharmacologues étudient les médicaments et leur origine. Ils travaillent souvent en laboratoire. Comme de nombreux spécialistes approchent de la retraite, les perspectives d’emploi restent stables.

17. Hématologie (revenu type : entre 350 000 $ et 500 000 $/année)

Sous-spécialité de la médecine interne, l’hématologie s’intéresse au traitement et à la prévention des maladies du sang. Il s’agit d’une spécialité incroyablement populaire, et les perspectives d’emploi y sont excellentes. Toutefois, il reste difficile d’obtenir un poste de résidence ; les nouveaux médecins doivent donc être prêts à suivre une formation complémentaire.

18. Obstétrique/gynécologie (revenu type : entre 380 000 $ et 550 000 $/année)

Les médecins qui optent pour l’obstétrique-gynécologie sont de plus en plus recherchés. Les postes de résidence sont toutefois difficiles à obtenir. Les obstétriciens-gynécologues exercent dans les hôpitaux et en milieu communautaire. Ils choisissent souvent de suivre une formation complémentaire après l’obtention de leur diplôme.

19. Chirurgie plastique et reconstructive (revenu type : de 400 000 $ à 650 000 $ et plus/année)

Les plasticiens sont spécialisés dans la chirurgie esthétique et reconstructive. Bien que la formation postdoctorale soit courante, les perspectives d’emploi sont bonnes et la rémunération est supérieure à la moyenne pour de nombreux praticiens. La plupart des plasticiens travaillent en pratique privée.

20. Psychiatrie (revenu type : entre 270 000 $ et 420 000 $/année)

La psychiatrie connaît une pénurie généralisée partout au Canada, avec une forte demande tant dans les hôpitaux qu’en milieu communautaire. La concurrence pour les postes en résidence est généralement modérée, et il est possible d’exercer dans divers contextes.

* Les estimations salariales s’appuient en partie sur cet Aperçu de la rémunération des médecins 2025-2026 de la CanadaQBank, ainsi que sur d’autres données canadiennes accessibles au public.