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Natasha Varma a conçu Vaundry, un service de cueillette et de livraison de vêtements pour blanchisserie et nettoyage à sec, après un voyage qui a occasionné une accumulation de linge sale. Vaudry a été fondée pour offrir une solution technologique à la corvée de la lessive.

#maréalisation : Innovateurs, entrepreneurs et idealists

Vous êtes-vous déjà demandé comment les entrepreneurs réussissent à transformer leurs rêves en réalité ? Ce qui les motive à repousser les limites, à susciter le changement et à faire progresser leur secteur ? Nous avons eu l’occasion de le demander à des propriétaires de petite entreprise du Canada.

Natasha évoque les défis que les propriétaires d’entreprise doivent relever, les obstacles uniques que son entreprise a surmontés et les histoires qui l’ont motivée à garder le cap dans les moments les plus difficiles.

Q. : Qu’est-ce qui vous a poussée à concevoir Vaundry ?

Natasha : J’avais quitté un poste de salariée et j’étais en train de passer des entrevues avec des entreprises en démarrage, car je voulais travailler pour une société jeune et innovante. Un jour, mon cofondateur et moi revenions de Montréal en voiture, rapportant un monceau de linge sale. On s’est dit : « Pourquoi n’y a-t-il pas de solution facile ? Pourquoi n’y existe-t-il pas de service pour ce genre de corvée ? »

C’est de là qu’est née l’idée de Vaundry. N’ayant aucune expertise dans ce genre d’entreprise, nous nous demandions si nous pouvions résoudre le problème par la technologie. Comme l’industrie est vraiment fragmentée, sans mentionner le fait qu’il n’existe aucune garantie quant à la qualité du travail et à la responsabilité de l’entreprise, nous nous sommes demandé comment nous pourrions améliorer le processus. Serait-il possible de le rendre plus convivial et gérable au moyen d’une appli ?

Notre entreprise est exclusivement en ligne et propose des services de cueillette et de livraison de vêtements destinés à la blanchisserie et au nettoyage à sec. Elle ressemble, en fait, à d’autres entreprises de services à domicile, comme la livraison d’épicerie et les services de voiturage.

Q. : Quelle a été votre plus grande difficulté dans le démarrage de votre entreprise ?

Natasha : Nous avons dû franchir des obstacles à chaque pas. Du point de vue du client, il y avait un énorme enjeu de confiance. Contrairement à d’autres entreprises de livraison, nous prenons d’abord vos affaires et nous vous les ramenons ensuite. Il est difficile d’établir une marque et d’asseoir sa crédibilité, et il été encore plus ardu que nous ne l’avions imaginé de recruter nos premiers clients.

Et quand on tente de créer un marché, il est difficile d’obtenir des appuis. Le financement a posé un défi parce qu’il s’agissait d’une nouvelle entreprise et que l’exploitation d’un service aux consommateurs est généralement exigeante.

Q. : Alors, comment avez-vous bâti votre clientèle ?

Natasha : Il y a toujours des gens qui sont disposés à essayer de nouvelles choses et qui ont une plus grande tolérance au risque.

Une fois ces premiers clients acquis, il était essentiel de s’assurer de fournir constamment un service de qualité. Une entreprise de services doit absolument être irréprochable à ce chapitre. Le client est roi et il faut s’assurer que chaque expérience est mémorable. Une seule erreur suffit pour perdre un client durement gagné.

Q. : Quelles sont vos plus grandes difficultés au quotidien, et comment les surmontez-vous ?

Natasha : Notre plus grand défi aujourd’hui réside dans notre croissance trop rapide. Comment passer au niveau supérieur ? En ce moment, nous cherchons à obtenir des capitaux – c’est notre principale contrainte.

Bien que nous offrions actuellement nos services à Toronto, nous voulons les étendre à l’échelle du pays.

Q. : Qui vous a soutenus tout au long de votre parcours ? Qui sont vos mentors et vos influenceurs ?

Natasha : Parce que nous devons l’existence de Vaundry à l’appui financier de notre famille et de nos amis, notre réseau de soutien personnel est un élément dont nous ne pourrions nous passer.

Nous sommes aussi une entreprise MaRS, et le fait de pouvoir compter sur ce système de soutien est un atout énorme, car les services auxquels nous avons accès peuvent être coûteux. Cela a été d’une aide inestimable.

Je tiens aussi à mentionner de nombreux fondateurs d’entreprise – des gens que j’ai rencontrés chez Tech TO, des mentors et des conseillers – qui m’aident à ne pas reproduire leurs erreurs. Ils me guident. Être entrepreneur est un cheminement très solitaire, et je ne pourrais m’imaginer le faire sans l’appui de la communauté technologique de Toronto.

RBC – où nous avons un compte depuis le début – nous a rapidement accordé une marge de crédit. Ils se sont vraiment montrés des partenaires de confiance et ils ont cru dès le départ en ce que nous faisons.

Q. : Y a-t-il eu des moments où vous pensiez que le projet ne fonctionnerait pas ? Qu’avez-vous fait pour surmonter les obstacles ?

Natasha : Ces moments de découragement sont fréquents, et ce n’est pas toujours une question de performance. Il y a toutes sortes de choses qui alimentent ce sentiment. Après avoir réuni les capitaux et fait un investissement important, le doute subsistait. Je me demandais si je pouvais vraiment concrétiser ma vision.

Mais il faut persévérer.

Il faut être très résilient, car le succès ne vient pas facilement. J’essaie de relire ce que j’ai lu sur les débuts de certaines des plus grandes entreprises. Ils ressemblaient à cela – la différence entre la réussite et l’échec, c’est l’abandon.

Souvent, les entrepreneurs jettent l’éponge trop tôt. Voyez, par exemple, AirBnB : personne n’y croyait, mais les fondateurs n’ont pas abandonné. J’ai sur mon mur une affiche qui illustre leur parcours.

Ce n’est pas facile. Si ça l’était, tout le monde le ferait.

Q. : Lorsque vous repensez à vos débuts, y a-t-il quelque chose que vous feriez différemment ?

Natasha : Si je pouvais revenir en arrière et changer quelque chose, je tâcherais de solliciter un grand nombre de clients potentiels avant le lancement.

Cela nous aurait vraiment aidés. Nous aurions eu dès le départ une demande suffisante pour faire décoller les choses.

Q. : Quel est le meilleur conseil que vous avez reçu lorsque vous démarriez l’entreprise ?

Natasha : Sois patiente. Il s’agit d’un conseil très important pour tous ceux qui ont tendance à privilégier les résultats et l’atteinte d’objectifs. Lorsqu’on lance une entreprise, il faut vraiment lui donner du temps – il faut y investir beaucoup avant de pouvoir en tirer quoi que ce soit. C’est à la fois la plus grande leçon et la plus grande différence par rapport à la vie en entreprise.

J’ai appris à prendre chaque journée comme elle vient. Je vis dans une telle incertitude que je valorise les petites victoires et suis les progrès que nous avons réalisés. Je tire des leçons de ce qui n’a pas marché et je me concentre sur ce qui a fonctionné.

Q. : Quels conseils donneriez-vous à un aspirant entrepreneur ?

Natasha : Il n’y a pas de bon moment pour le faire. J’ai toujours cru que je monterais une entreprise connexe à ma carrière. Mais il arrive qu’on ait une idée alors que ce n’est pas le bon moment. Le truc, c’est que ce n’est jamais le bon moment pour démarrer une entreprise. Ça comporte des risques, ça demande des sacrifices, et il faut vraiment avoir confiance en son idée et en soi-même. Si vous avez une idée, même si elle survient pendant que vous occupez encore votre emploi, ne l’ignorez pas.

N’attendez pas le moment idéal. La vie ne fonctionne pas comme ça.

En novembre 2018, les réalisations de 23 femmes ont été soulignées par les Prix canadiens de l’entrepreneuriat féminin RBC 2018. Ces femmes exceptionnelles et leurs entreprises pionnières dans une variété de secteurs ont un objectif en commun : se distinguer par leur excellence.

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