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RBC
« Il y a deux pandémies : la COVID-19 et le racisme », affirme Sylvia Parris-Drummond, chef de la direction de l'institut DBDLI et finaliste du prix Évolution sociale aux Prix canadiens de l'entrepreneuriat féminin 2020. En ces temps tourmentés, des gens comme elle font toute la différence.

Le Delmore “Buddy » Daye Learning Institute (DBDLI), un institut éducatif afrocentriste, favorise le changement pour les apprenants et les collectivités d’ascendance africaine, et leur ouvre des possibilités afin qu’ils puissent atteindre leur plein potentiel. L’Institut situé à Halifax vise à améliorer les perspectives et les résultats scolaires des Afro-Néo-Écossais. Ses nombreux domaines d’activité vont de la recherche à l’action communautaire, en passant par le soutien des étudiants et l’élaboration de programmes d’études, dans le but de nouer des liens, de sensibiliser aux enjeux de la collectivité et de donner la parole aux Afro-Néo-Écossais.

Sylvia Parris-Drummond, lauréate du Prix canadien de l’entrepreneuriat féminin RBC 2020 dans la catégorie Évolution sociale, a été nommée chef de la direction du DBDLI en 2015. Cette enseignante a mené différents projets de recherche en éducation au cours de ses études et a eu l’occasion de participer à des formations sur les politiques et les programmes scolaires. En venant à Halifax, elle avait l’intention de mettre ses acquis en pratique au ministère de l’Éducation de la Nouvelle-Écosse. Compte tenu de son intérêt pour la collectivité, le poste de chef de la direction lui a tout de suite semblé idéal. Sa passion se manifeste par ses échanges directs avec la collectivité ainsi que par ses efforts pour impulser un changement systémique.

De plus, elle n’a pas peur des défis. À propos du racisme contre les Noirs, elle dit : « Nous sommes prisonniers d’un cercle vicieux parce que les politiques ne sont pas intégrées aux systèmes. J’ai accepté ce rôle, car il me permet d’œuvrer au sein de ma collectivité. Je peux l’aider à réaliser l’importance de faire les choses selon une approche afrocentriste, et montrer la manière dont nous échangeons et nos méthodes de leadership. Les défis et les occasions sont ma motivation. »

Changement systémique : défis et occasions

Mme Parris-Drummond admet que concrétiser la vision du DBDLI et mener à bien sa mission posent bien des défis. L’un des plus importants est de convaincre les responsables clés d’écouter et de comprendre les changements qui doivent être apportés afin d’améliorer durablement le sort de la collectivité.

Toutefois, elle considère chaque défi comme une occasion. « Je sais que nous pouvons améliorer les structures pour notre collectivité. Je sais aussi que si les systèmes prennent nos besoins en compte, tout le monde sera gagnant. Lorsque le passé, l’héritage et la culture des Afro-Néo-Écossais seront reconnus et facilement accessibles par tous, alors nous connaîtrons toute l’histoire de la Nouvelle-Écosse. Tous les secteurs en profiteront. »

La pandémie de COVID-19 pose un autre défi de taille.

Les nouveaux locaux du DBDLI, inaugurés il y a tout juste deux ans, permettent d’organiser des évènements pour rassembler les membres de la collectivité, tenir des consultations, et réunir sous un même toit les acteurs du gouvernement et du secteur privé. Les rassemblements en personne étant actuellement interdits, le DBDLI a créé ou modifié des ressources numériques, en plus d’offrir présentations et conférences en mode virtuel. De nouvelles collaborations ont été formées pour surmonter ces obstacles, un plus pour la communauté. Par ailleurs, comme le rappelle Mme Parris-Drummond, la COVID-19 a nécessité l’adoption de nouvelles méthodes d’apprentissage. « Nous avons appris à écouter d’une autre façon, dit-elle. Ce défi s’est transformé en occasion. »

La mesure du succès

L’évolution sociale est un processus graduel ; la réussite se mesure dans les progrès réalisés au fil du temps. Mme Parris-Drummond se réjouit des réalisations que son équipe et sa collectivité accomplissent. « Lorsque les gens nous proposent de nouvelles collaborations et sollicitent l’avis de notre collectivité, nous considérons cela comme une victoire », souligne-t-elle. La reconnaissance des nuances de la diversité représente aussi un pas en avant. « Il y a de la diversité au sein de notre collectivité distincte, ajoute-t-elle. Pour ma part, je m’identifie comme Noire et Afro-Néo-Écossaise. Ces différentes facettes de mon identité sont indissociables. »

Dans le cadre de ses recherches, l’Institut a été invité à une table ronde nationale, pour présenter son approche afrocentriste et la façon dont elle oriente les résultats et les recommandations. Ce faisant, il respecte son engagement à faire entendre la voix des adolescents, des jeunes adultes et de la communauté tout entière. « Nous sommes fiers d’avoir contribué à la modification de certaines politiques du système public d’éducation et des établissements postsecondaires. Le bien-être des Afro-Néo-Écossais et des Canadiens de race noire profite à tous », affirme Mme Parris-Drummond.

Le DBDLI mène aussi des recherches à l’extérieur de la province : des projets sont actuellement en cours dans différentes régions du Canada et du monde, notamment en partenariat avec l’Institut canadien pour les personnes d’ascendance africaine et l’initiative Promising School Practices (Ghana, Ontario et Nouvelle-Écosse).

Le fait d’avoir été sélectionné puis récompensé par les Prix canadiens de l’entrepreneuriat féminin RBC 2020 offre à l’Institut un avantage inattendu : une plus grande notoriété et une hausse des dons versés par les particuliers et les entreprises. Par l’entremise des médias sociaux, l’Institut peut échanger avec l’ensemble des Néo-Écossais et leur présenter ses bons coups. « Les gens peuvent prendre la mesure de nos efforts et de nos résultats », affirme Mme Parris-Drummond.

Certes, le prix la dynamise, mais ce sont surtout les progrès qu’elle réalise avec son équipe qui la motivent. « Nous ne nous arrêtons jamais. Nous continuons de nous améliorer et de prendre de l’assurance. En misant sur nos forces et en tissant des liens avec la collectivité, nous pouvons nous entraider et favoriser le changement. »

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