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Le transport de marchandises existe depuis des siècles, mais à l'ère de l'automatisation et de la livraison le jour même, il doit passer en mode ultrarapide.

Selon un récent rapport McKinsey, une période effervescente d’expérimentation s’amorce pour le transport de marchandises.

Le secteur du transport (et tous les ports du monde) est sur le point d’entrer dans la quatrième révolution industrielle. Cette période sera marquée par l’utilisation de la technologie mobile et cognitive, qui, forte de données, transformera autant les années 2020 que l’ont fait les bateaux à vapeur dans les années 1820. Cette révolution survient à un moment riche en occasions : la marine marchande assurerait 90 % du transport de marchandises à l’échelle mondiale, transportant des marchandises d’une valeur de plus de 4 billions de dollars US chaque année. Cependant, la croissance du commerce international se contracte : d’une part en raison du nationalisme, d’autre part de la pression généralisée pour l’amélioration de l’efficacité.

Comment le Canada peut-il s’assurer que ses ports adaptés aux technologies offrent un service de premier ordre ?

La réponse à cette question est la clé de notre compétitivité. Les ports canadiens sont en concurrence avec ceux des États-Unis, et notre capacité à accueillir rapidement les importations a une incidence sur le volume de marchandises que nous pouvons exporter.

Lors de notre séance Les innovateurs RBC, mercredi, à Halifax, nous explorerons les occasions et les risques que présentent l’essor des technologies numériques, des données, des techniques d’analyse et de l’automatisation pour le secteur. Bien que les activités de l’industrie du transport reposent depuis toujours sur les biens matériels, l’ère numérique viendra perturber les modèles d’affaires actuels et créer de nouveaux flux de valeur.

Voici six exemples d’avancées importantes qui illustrent la transformation du secteur du transport tel qu’on le connaît :

  • Le premier porte-conteneurs autonome, entièrement électrique et à zéro émission sera mis à l’eau en Norvège en 2022. Long de 70 mètres, le Yara Birkeland n’est pas un très grand navire de charge. Mais comme il n’y aura aucun équipage à bord, cela fera donc beaucoup plus d’espace disponible.
  • Le secteur maritime, avec l’aide de Maersk et d’IBM, remplace les formalités administratives complexes par la technologie de chaîne de blocs. Les diverses parties peuvent désormais échanger en temps réel des documents de la chaîne logistique et se transmettre des certificats d’origine et des renseignements sur le dédouanement en toute sécurité.
  • Maersk a ouvert le premier terminal automatisé à Rotterdam en 2015. Un opérateur humain surveille les opérations devant un écran d’ordinateur. Les grues automatisées chargent et déchargent les marchandises et déposent les conteneurs sur des véhicules à guidage automatique au sol.
  • Le port de Qingdao dans la mer Jaune, en Chine, ouvert en 2017, est le premier port entièrement automatisé d’Asie. Utilisant l’intelligence artificielle, ce « port fantôme » fonctionne en tout temps, même dans l’obscurité complète. Témoignage de l’efficacité chinoise, il n’a fallu que trois ans en tout pour construire le terminal.
  • Les drones sont de plus en plus intégrés aux activités quotidiennes des ports, aidant à la navigation, au contrôle de la circulation et à la sécurité. Depuis mars 2019, Airbus met à l’essai, à Singapour, un service de livraison par drone. On y a recours pour expédier d’urgence des fournitures de bord aux navires.
  • Sur terre, en mer et à l’intérieur des conteneurs, des capteurs recueillent des données et facilitent le suivi de la marchandise, des émissions, de la température et des marées. Le port de Rotterdam, en collaboration avec IBM, compte utiliser ces données pour prendre des décisions visant à optimiser les heures d’arrivée et de départ des navires. Ces mesures font partie des plans de préparation du port néerlandais pour l’accueil de navires autonomes d’ici 2025.

À titre de premier vice-président, Bureau du chef de la direction, John Stackhouse conseille les cadres de la haute direction sur les tendances émergentes dans l’économie canadienne et fournit des avis fondés sur ses observations au cours de ses déplacements partout au Canada et dans le monde. Ses travaux, qui mettent l’accent sur le changement technologique et l’innovation, examinent les meilleurs moyens de naviguer avec succès dans la nouvelle économie afin qu’un plus grand nombre de personnes puissent prospérer à l’ère des grandes perturbations. Avant de se joindre à l’équipe de RBC, John Stackhouse a travaillé près de 25 ans au Globe and Mail, où il a occupé les fonctions de rédacteur en chef, d’éditeur du cahier Report on Business et de correspondant à New Delhi, en Inde. Il est l’auteur de trois livres et rédige actuellement un quatrième ouvrage.

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